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Région Auvergne-Rhône Alpes

Départements : Ain, Allier, Ardèche, Cantal, Drôme, Isère, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Métropole de Lyon, Savoie, Haute-Savoie.

Population : 8 millions d’habitants

Préfecture : Lyon

Superficie : 69 711 km2

Spécialités : vins du Beaujolais, des côtes du Rhône et de Savoie, spécialités lyonnaises (quenelles, cervelles de canut, saucisson..), potée auvergnate, spécialités savoyardes (raclette, fondue, tartiflettes, diots, crozets), fromages (beaufort, reblochon, cantal, bleu d’Auvergne, Salers, saint-Nectaire…), lentille verte du Puy, eaux (Evian, Thonon, Volvic) verveine, chartreuse.

Clubs sportifs : Olympique Lyonnais, AS Saint-Etienne, Clermont Foot 63, Grenoble Foot 38 (football). ASM Clermont, Lyon OU, FC Grenoble, Stade Aurillacois, US Oyonnax (rugby), ASVEL Villeurbanne (basket), Chambéry (handball), Brûleurs de loup Grenoble, Pionniers de Chamonix (hockey-sur-glace)

Compétitions : coupe du monde de football féminin, compétitions de ski (critérium de la Première neige à Val d’Isère), cols du Tour de France, Critérium du Dauphiné.

Économie : (8e région européenne) industries de pointe, automobile (Berliet), métallurgie, caoutchouc, plastiques, chimie, électronique, agroalimentaire, textile, numérique, banques, universités, administrations, viticulture. pneumatiques (Michelin). Design. Nouvelles technologies (Inovallée) Tourisme d’hiver et d’été.

Festivals : Fête des Lumières à Lyon, Nuits de Fourvière à Lyon, quais du polar à Lyon, biennale du design à Saint-Etienne, festival de musique classique de La Chaise-Dieu

Sites touristiques : vieux Lyon et Croix-Rousse, cathédrale du Puy-en-Velay, lac d’Annecy, château de Chambéry, sports d’hivers en Isère, Savoie et Haute-Savoie, Cantal, Stations thermales, volcans d’Auvergne. Caverne du Pont d’Arc. Château de Grignan. Bastille de Grenoble. Vulcania. Parc des Oiseaux.

Site web : www.auvergnerhonealpes.fr

Drôme (26)

Population : 508 000 hab.

Préfecture : Valence

Sous-préfectures : Die et Nyons

Superficie : 6530 km²

Spécialités : fruits à noyaux, plantes à parfum aromatiques et médicinales, lavande et lavandin, ail. 19 AOC / AOP dont 10 vins, 3 fromages et 6 autres produits : Noix de Grenoble, Olives noires de Nyons, Huile d’olive de Nyons, Huile d’olive de Provence, Huiles essentielles de Lavande de Haute-Provence, Châtaigne d’Ardèche. Les produits drômois bénéficient par ailleurs de 9 labels rouge et 13 IGP.

Clubs sportifs : Drôme HandBall Bourg-de-Péage, Valence HandBall, Team Drôme BMX, Saint Vallier Basket Drôme. Compétitions : Critérium du Dauphiné, Drôme Classic (UCI Europe Tour), Corima Drôme Provençale (cyclosportive), Drômoise (cyclosportive), Raid VTT les chemins du soleil (Marathon X Country international)

Festivals : Fêtes nocturnes de Grignan, Crest Jazz Vocal, Saoû chante Mozart Économie : 44300 établissements et 13000 entreprises. Cuir et luxe, agroalimentaire, transport-logistique, etc.

Principaux sites touristiques : Ferme aux crocodiles (Pierrelatte), château de Grignan, Palais idéal du facteur Cheval (Hauterives)

Sites web et réseaux sociaux : www.ladrome.fr / www.ladrometourisme.com / www.facebook.com/ladromeledepartement

Loriol-sur-Drôme (6 610 hab.)

En 2025, Loriol-sur-Drôme fut le point de départ du contre-la-montre du championnat d’Europe sur route, remporté par Marlen Reusser chez les dames et par Remco Evenepoel chez les messieurs.

En octobre 1939, un camp d'internement ouvre à Loriol. On y emprisonne les étrangers dits « indésirables ». Ce sont 120 à 200 Allemands et Autrichiens ayant fui le régime nazi, mais que la Troisième République considère comme potentiellement dangereux car sujets ennemis. Plus tard, d’autres étrangers y sont contraints à des travaux forcés, comme le peintre Max Ernst. Une stèle rappelle cette époque tragique.

Parmi les célébrités de Loriol, on compte un général d’Empire, Amable Guy Blancard, les frères Guillaume et Bertrand Gille, anciens internationaux de handball, et l’escrimeur Jacques Ladègaillerie, médaillé d’argent à l’épée aux Jeux olympiques de Munich en 1972. Ce dernier fut aussi maire de la ville entre 1995 et 2014.

Km 4.2

Cliousclat (660 hab.)

Très joli village d’origine médiévale, avec ses ruelles et ses passages voûtés, Cliousclat abrite également plusieurs bonne tables. Le comédien Fabrice Lucchini y possède une maison.

Km 6.9

Mirmande (610 hab.)

Mirmande fait partie des Plus beaux villages de France. Au XXe siècle, le Mirmande agricole décline en raison du phylloxera et de la maladie du ver à soie. Le village renaît grâce aux nombreux artistes qui s'y installent. André Lhote (1885-1962), peintre cubiste et écrivain, est celui qui contribue le plus au renouveau de Mirmande. Il découvre le village en 1926 en tombant en panne d’essence à proximité. Pendant l'occupation, de nombreux peintres, parmi lesquels Guy Marandet, Marcelle Rivier, Alexandre Garbell, Pierre Palué, Gustav Bolin, André Lauran, Charles Rollier ou Fédor Löwenstein trouvent refuge auprès d'André Lhote dans sa maison (aujourd’hui un restaurant) et Mirmande devient un lieu très vivant de création artistique. Le village s’illustre par ses actions de résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale ; un mémorial est érigé en 1995. Le célèbre volcanologue Haroun Tazieff fut maire de Mirmande entre 1979 et 1989.

Église Sainte-Foy de Mirmande

Construction : XIIIe siècle.

Histoire : Dédiée à sainte Foy depuis le XIIe siècle, c’était la chapelle romane d’un prieuré d’Augustins. L'église a été remaniée et agrandie plusieurs fois au fil des siècles. Le chœur en croisées d'ogives date du XIIIe siècle. La chapelle, située dans la partie sud a été rajoutée au XVe ou au XVIe siècle. Le clocher a probablement été reconstruit au XVe siècle. Elle devient église paroissiale au XVIe siècle. Au XIXe siècle, elle est abandonnée au profit de la nouvelle église (Saint-Pierre) plus facile d'accès. André Lhote et Haroun Tazieff ont beaucoup œuvré pour sa restauration.

Destination actuelle : désacralisée, elle accueille des expositions et des animations culturelles.

Classement : inscrite Monument historique en 1948

Col de la Grande Limite

Ce col de 6,6 km à 5% de moyenne est le « juge de paix » de la Drôme Classic, remporté en 2026 par Romain Grégoire.

Km 17.1

Marsanne (1 820 hab.)

C’est la ville natale d’Émile Loubet (1838-1929), président de la République de 1899 à 1906. Avocat de profession, il est élu député de la Drôme en 1876. Après avoir été ministre des Travaux publics, il est président du Conseil de février à décembre 1892. Il est en parallèle ministre de l'Intérieur, fonction qu'il conserve dans le premier gouvernement Ribot. En 1896, il accède à la présidence du Sénat. En 1899, seul candidat en lice, il est élu président de la République après la mort soudaine de Félix Faure. Son mandat est notamment marqué par la fin de l'affaire Dreyfus, par l’affaire des fiches, et par le vote de la loi de séparation des Églises et de l'État à l'initiative d’Aristide Briand. À l'issue de son septennat, il se retire de la vie politique dans la Drôme.

Marsanne est l’objet d’un pèlerinage au sanctuaire Notre-Dame de Fresneau, où s’élève une chapelle du XVIIe siècle bâtie par le père d’une jeune femme ayant retrouvé la vue après une apparition de la Vierge et un sanctuaire du XIXe siècle construit pour accueillir les pèlerins.

Le clocher en ruine de l’église Saint-Félix (XIIe) est inscrit Monument historique depuis 1926.

Km 21.3

La Laupie (790 hab.)

Ce joli village perché apparaît à la fin du Xe siècle sur une colline dominant le Roubion, peut-être sur les vestiges d'un oppidum gallo-romain. L'église est construite vers l'an 1000. Un château et des remparts viennent s'y ajouter. Des seigneurs s'y sont succédé pendant des siècles. Le vieux village est restauré par les habitants, dans le respect du site, du milieu des années 1960 à la fin des années 1990. L'ensemble est privatif mais ouvert au public sans aucune restriction. On peut aujourd’hui y admirer les vestiges du château restauré et, sur un promontoire, la chapelle Saint-Michel (XIIe siècle), inscrite MH en 1987.

Km 28.3

La Bâtie-Rolland (1 100 hab.)

Ancienne place forte construite au XIIe siècle par Lambert Rolland, qui donna son nom au site. À la fin du XIXe siècle, comme dans d’autres villages perchés de la Drôme, les habitants détruisirent leurs maisons sur les hauteurs pour les reconstruire dans la plaine. Il ne reste donc que des vestiges du village médiéval. À 2 km du village, dans le cimetière, se trouve la chapelle Saint-Andéol (XIIe siècle), classée MH en 1967.

Km 30

Puygiron (430 hab.)

Le premier village médiéval était situé à Saint-Bonnet, près du prieuré carolingien, sur le site d’une villa gallo-romaine (chapelle romane inscrite MH en 1928). Ce premier village fut abandonné au XIIIe siècle et les habitants se réfugièrent sur « le puy » sous la protection du château.

Château de Puygiron

Construction : XIIIe au XVIe siècles.

Histoire : le château à quatre tours d’angle avec enceinte restaurée est la propriété de la famille de Pontcharra, descendante des Banne de Puygiron. Jean Charles Frédéric du Port, marquis de Pontcharra (1767-1854) a épousé le 29 décembre 1786 Paule-Lucrèce de Banne (1765-1841) sœur de Charles-Sébastien de Banne, dernier marquis de Puygiron

Caractéristiques : construit fin XIIe ou début XIIIe siècle, c’est une construction rectangulaire flanquée de quatre tours, l’une d’elles formant donjon. À proximité se trouve la salle des gardes, avec une énorme cheminée et des voûtes retombant sur un énorme pilier central. Une cour intérieure abrite une tour Renaissance hexagonale possédant une porte ogivale et un escalier à vis.

Classement : inscrit Monument historique en 1957.

Km 33.6

Espeluche (1 130 hab.)

Le centre ancien du village, organisé en couronne est accessible par deux portes. Il abrite un vestige classé, le banc du Seigneur, mais également une multitude de curiosités architecturales (façades, portes, fenêtres…), traces d’une histoire riche à découvrir en arpentant ses ruelles étroites. Le « banc du Seigneur », banc de pierre abrité sous le porche d’une bâtisse du XVe siècle, était un banc de justice, où le seigneur local rendait les sentences. À l’extérieur du village, le château de Lalo est en partie inscrit MH depuis 1981. Il abrite un important mobilier classé (tableaux, mobilier religieux).

Km 43.7

Montjoyer (280 hab.)

L’histoire du village remonte au XIIe siècle, avec la construction de la Grange de Montjoyer par les moines cisterciens, fondateurs de l’Abbaye Notre-Dame d’Aiguebelle en 1137. Cette grange fut à l’origine du développement du village, qui s’est progressivement développé aux XIIe et XIIIe siècles. Le passé médiéval de Montjoyer est encore visible dans ses ruelles, avec des passages couverts appelés soustets, ainsi que dans un morceau de rempart comportant une porte qui était autrefois l’entrée du village.

Montjoyer abrite plusieurs monuments d’intérêt, dont l’imposante église dédiée à Saint Paulin. Édifiée au XIXe siècle, cette église se distingue par ses fresques remarquables. Plus à l’est, les ruines du Donjon de Monlucet, situées à 450 m d’altitude, témoignent de l’ancienne fortification du village. En dehors du village, l’abbaye d’Aiguebelle abrite encore une trentaine de moines.

Abbaye d’Aiguebelle

Fondation : 1137

Construction : XIIe au XIXe siècles.

Histoire : sa fondation date du 26 juin 1137, quand un abbé vient de Morimond avec douze moines, suivant la tradition cistercienne, pour fonder une abbaye en ce lieu. Les alentours sont aménagés par les moines, qui y implantent des granges ; la plus proche donne naissance au village de Montjoyer. Abandonnée pendant la Révolution, elle est rétablie par des moines trappistes suisses en 1815. Ils reconstruisent l’ensemble, qui compte plus de 230 moines en 1850.

Caractéristiques : l'abbaye a conservé, malgré de nombreuses restaurations, la plus grande partie des bâtiments conventuels médiévaux : église, cloître, sacristie, chapitre, salle des moines, réfectoire, cuisine et tout le bâtiment des convers. C'est le seul monastère cistercien en France, avec l'abbaye de Fontfroide, à conserver la ruelle des convers primitive.

Destination actuelle : l’abbaye abrite une trentaine de moines. Elle propose également une librairie, un magasin de produits régionaux et monastiques, ainsi que des expositions et projections tout au long de l’année. L’abbaye est également le site du Mémorial de Tibhirine et du musée de la Mémoire agricole.

Km 49.8

Grignan (1 590 hab.)

L’histoire de Grignan, classé parmi les Plus Beaux Villages de France depuis 2019, est indissociable de son château et des familles qui y ont résidé. Mentionné dès 1105, le bourg castral s’est développé aux XIIIe et XIVe siècles sous l’impulsion des Adhémar de Monteil. En 1239, la branche des Adhémar de Grignan s’installe définitivement dans la seigneurie. Au fil des siècles, Grignan a évolué : des fortifications médiévales protégeaient le village jusqu’à la fin du XVe siècle, et au XVIe siècle, des faubourgs, une halle aux grains, et la collégiale Saint-Sauveur sont construits. Le château, transformé en palais Renaissance, connaîtra son apogée au XVIIe siècle avec François de Castellane Adhémar et la célèbre correspondance entre la Marquise de Sévigné et sa fille, épouse du comte de Grignan. La collégiale Saint-Sauveur, bâtie au XVIe siècle, et la chapelle Saint-Vincent, embellie en 2013 par les œuvres lumineuses d’Ann Veronica Janssens, comptent parmi les autres trésors de la ville.

Château de Grignan

Construction : XVe au XXe siècle.

Style : Renaissance.

Histoire : perché sur un promontoire rocheux il est un témoin de l’architecture Renaissance et incarne l’histoire mouvementée de la région. Mentionné dès le XIe siècle comme château fort, il est transformé à la Renaissance par la famille des Adhémar en une somptueuse demeure de plaisance. Au XVIIe siècle, la marquise de Sévigné y séjournera lors de visites à sa fille Françoise-Marguerite à plusieurs reprises. Après avoir été partiellement démantelé lors de la Révolution, le château est reconstruit au début du XXe siècle par sa propriétaire, Marie Fontaine, riche héritière du Nord de la France, qui consacre sa fortune à sa restauration.

Destination actuelle : depuis 1979, il appartient au Département de la Drôme, qui mène un ambitieux programme de restauration et d’acquisitions. Classé Monument historique en 1993 et labellisé Musée de France, le château de Grignan est aujourd’hui un véritable témoin de l’art de vivre à travers les âges et sert de cadre à une riche programmation culturelle tout au long de l’année.

Classement : classé Monument historique en 1993.

Madame de Sévigné

Marie de Rabutin-Chantal, connue comme la marquise ou Madame de Sévigné, née en 1626 à Paris et morte en 1696 au château de Grignan, est une épistolière française. Les lettres qu'elle écrivit à sa fille, Madame de Grignan, sont devenues un incontournable de la littérature française. Elles constituent également une source remarquable de l'analyse des relations intergénérationnelles et de leur histoire. Madame de Sévigné se rendit à trois reprises à Grignan, où elle admira les vues du Ventoux depuis l’esplanade du château. Elle y décéda lors de sa troisième visite, où elle était venue d’occuper de sa fille Françoise, en mauvaise santé. Elle fut enterrée dans le caveau familial des Grignan dans la collégiale Saint-Sauveur. Sa tombe fut profanée en 1793. Depuis, la légende disait que son crâne avait été coupée en deux lors d’une expertise pour s’assurer qu’elle reposait bien sur les lieux. En 2005, à l’occasion de travaux, le caveau fut ouvert et on y retrouva effectivement un crâne coupé en deux.

Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Départements : Alpes de Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse.

Population : 5,2 millions hab.

Préfecture : Marseille

Superficie : 31 400 km2

Spécialités : cuisine méditerranéenne, pizza, pissaladière, panisses, chichis, bouillabaisse, petits farcis, alouette sans tête, pieds et paquets marseillais, salade niçoise, pan bagnat, gardiane de taureau, oursins, poissons (dorades, loups, rougets, denti, marbrés, pageots, pagres, sars), vins (rosés de Provence, côtes de Provence, côtes du Rhône, Palette, Bandol…)

Clubs sportifs : Olympique Marseille, OGC Nice (football), Rugby Club Toulon. Cercle des Nageurs de Marseille (natation).

Compétitions : Jeux olympiques 2024, coupes du monde de football, Euro 2016 de football, coupe du monde de rugby, tests matchs de rugby, Tour de France cycliste, Paris-Nice, GP La Marseillaise, Classique Haribo, Tour du Haut-Var, Tour de la Provence, beach volley, beach football, rugby à Toulon. Mondial à pétanque à Marseille.

Sites touristiques : plages et stations balnéaires (Saint-Tropez, Nice, Saint-Raphaël, Fréjus, Cassis, Bandol etc..), Palais des Papes à Avignon, Arles (arènes, vestiges romains), Marseille (Vieux Port, Panier, calanques, château d’If, Mucem), Nice (Promenade des Anglais, vieux Nice, vieux port), Mont Ventoux, Cannes, stations de ski des Hautes-Alpes et des Alpes maritimes (Serre-Chevalier, Le Sauze, Orcières-Merlette, Isola 2000), Briançon (citadelle), Aix-en-Provence.

Économie : 7% du PIB français, 3e région en France, 16e en Europe. Agriculture (vins maraîchage), tertiaire (80%), universités (Aix-Marseille première université de France, Nice, Toulon), ports (Marseille, La Ciotat, Nice), pétrochimie (Fos), logistique, aéroports de Nice et Marseille, tourisme.

Festivals : festival de Cannes (Cinéma), festival d’Avignon (théâtre), chorégies d’Orange, festival d’Aix en Provence (art lyrique), jazz à Nice, Festival de Marseille (danse). Midem (Cannes), Marsatac (Marseille), Fiesta des Suds (Marseille), Plages électroniques (Cannes), Rencontres d’Arles (photographie).

Site web : www.maregionsud.fr

Vaucluse (84)

Population : 562 254 hab.

Préfecture : Avignon

Sous-préfectures : Carpentras, Apt

Superficie : 3567 km2

Spécialités : vins doux naturels (Muscat de Beaumes-de-Venise, Rasteau, Côtes du Rhône, Côtes du Ventoux, Côtes du Luberon), huile d’olive, fromages de chèvre (Banon, Picodon), lavande de Sault, porc du Ventoux, melon de Cavaillon, agneau de Sault, cerise des Monts de Venasque, cerise du Comtat, cerise confite, miel, le petit épeautre

Clubs sportifs : 81 clubs de vélo (cyclisme, cyclotourisme, VTT, BMX)

Compétitions : Tour de France, Critérium du Dauphiné, Tour cycliste féminin international de l’Ardèche

Festivals : les Festivals d’Avignon In et Off (depuis 1947), Chorégies d’Orange (plus ancien festival français créé en 1869), Vaison Danses, Choralies de Vaison, Festival des nuits de l’Enclave à Grillon, Richerenches, Valréas et Visan (théâtre, peinture, sculpture), Festival les soirées d’été à Gordes, le Tremplin jazz d’Avignon, Festival de Lacoste (théâtre et opéra), Les Musicales du Luberon (musique classique).

Économie : filière agro-alimentaire « Vaucluse, le jardin de la France », tourisme, bâtiment et travaux publics, artisanat, commerce

Sites web : www.vaucluse.fr / www.provenceguide.com / www.provence-a-velo.fr

Km 53.9

Grillon (1 690 hab.)

Le quartier du Vialle, berceau du village de Grillon, est un exemple emblématique de l’urbanisme féodal. Fondé au XIIe siècle, le château qui s’y dresse était un bastion de sécurité, protégé par des remparts imposants. Avec le temps, le village s’est développé autour de cette fortification. L’évolution du bourg a été marquée par des événements clés, tels que l’édification de la nouvelle église en 1869, la construction de la gare en 1896, et le transfert de la mairie-école en 1900, qui ont entraîné le déclin du Vialle.

Vialle de Grillon

Construction : XIVe au XXe siècles.

Histoire : le Vialle de Grillon est le quartier originel et historique du village, datant du Moyen Âge. Il est situé au sommet d'une colline, dominant la vallée du Lez. Le dossier de protection du site, alors en ruine, est lancé en 1971 par l’architecte Georges-Henri Pingusson, en vacances dans la région. Il n'aboutira à l'inscription au titre des monuments historiques qu’en 1978, peu de temps avant le décès de son initiateur. Durant cette période, Georges-Henri Pingusson a réhabilité les habitations et créé 18 logements HLM.

Caractéristiques : cet ensemble immobilier est composé de quatre maisons, dont la maison des Trois arcs, la maison du Boulanger et la maison Milon, restructurée en une bibliothèque municipale, et d'un beffroi (XIVe au XIXe siècles).

Classement : inscrit Monument historique en 1978. Patrimoine du XXe siècle.

Km 58.3

Richerenches (490 hab.)

Au cœur de l’Enclave des papes et siège d’une ancienne commanderie des Templiers, Richerenches est aussi connu pour ses vins, classés en côtes-du-rhône. Mais le village est avant tout considéré comme la capitale européenne de la truffe de qualité : son marché aux truffes est le plus important d'Europe en quantité commercialisées. Ouvert depuis 2008 par une cérémonie rituelle de ban des truffes, vers la mi-novembre, il attire à nouveau les médias internationaux lors de la célébration de la messe aux truffes à la mi-janvier. Ouvert aux professionnels de la restauration, courtiers, négociants, conserveurs, et particuliers, Richerenches est labellisé « Capitale de la Truffe de qualité » par le Conseil national des arts culinaires.

Commanderie de Richerenches

Construction : XIIe siècle.

Histoire : la commanderie est fondée en 1136 par le frère templier Arnaud de Bedos, chargé de prospecter en Provence à la recherche de terrains et de recrues. Le lieu-dit Ricarensis lui est donné par le seigneur local Hugues de Bourbouton. L'ordre du Temple y fait construire une ferme fortifiée ainsi qu'une chapelle achevée en 1147. En 1138, Richerenches devient une commanderie dirigeant de nombreuses autres maisons de Provence. Richerenches est alors réputée pour la qualité de ses chevaux de guerre, dont la quasi-totalité était envoyée en Terre sainte. À la dissolution de l'ordre du Temple, les terrains sont donnés aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem puis au pape en 1320.

Signe particulier : jouxtant la commanderie, la maison dite « des Notaires » (XVIIIe siècle) est classée MH depuis 1984 et fait l’objet d’une restauration financée par la Fondation de France.

Destination actuelle : la ferme templière est devenue un Gîte de France.

Classement : classée Monument historique en 1984.

Km 64.3

Visan (1 860 hab.)

Visan est une des quatre communes vauclusiennes du canton de Valréas enclavées dans la Drôme (enclave des papes). C'est l'une des 16 communes qui a le droit d'accoler son nom à l'AOC côtes-du-rhône-villages. Le village est entouré de collines couvertes par le vignoble, qui tient une place importante dans l'économie locale.

Le village conserve un important patrimoine civil et religieux (église, chapelles, fermes, Hôtel-Dieu, hôtels particuliers). L’ancien académicien Max Gallo (1932-2017) avait une maison à Visan.

Chapelle Notre-Dame des Vignes

Construction : XVIIIe siècle.

Histoire : une première église romane est mentionnée au XIIe siècle. En 1731, les Dominicains s'installèrent à Notre-Dame-des-Vignes. Cette installation perdura et les frères prêcheurs construisirent le couvent qui existe toujours sur l'emplacement ruiné de la chapelle romane. Depuis 1975, une communauté de dominicaines vit à demeure dans le couvent qui jouxte la chapelle

Signe particulier : elle reste un lieu de pèlerinage pour la confrérie Saint-Vincent de Visan qui, lors de son chapitre d'été, fait bénir un pied de vigne, la souco en provençal, dans l'espoir d'une belle vendange.

Classement : classée Monument historique en 1990.

Maison Butscher ou Maison Bulle

Construction : XXe siècle.

Histoire : il s'agit d'une maison d'architecture organique dite maison-bulle construite entre 1978 et 1987 en partie en auto-construction par le commanditaire Claude Butscher et sur un projet des architectes Touche et Chambon. La demeure utilise le procédé de la double coque de béton projeté sur une ossature métallique grillagée assemblée par Joël Unal, spécialiste de cette technique. La porte d'entrée est, quant à elle, une œuvre du plasticien Roger Groslon.

Destination actuelle : l'association Bubble House se charge d'organiser tout au long de l'année des évènements culturels et festifs au sein de la Maison Bulle. Les visites sont possible sur réservation.

Classement : inscrite Monument historique en 2011.

Km 71.9

Buisson (250 hab.)

Le vignoble fournit des vins classés en côtes-du-rhône. Buisson a été la première commune viticole au monde dont le terroir a été informatisé au niveau de toutes ses parcelles. Cette opération fut menée conjointement par le BRGM d'Orléans et l'Université du vin de Suze-la-Rousse sur les 1 000 hectares de la commune et les 350 hectares du vignoble.

Km 77.2

Roaix (630 hab.)

Le village était le siège d’une commanderie de Templiers dépendant de celle de Riverenches (voir plus haut). Roaix est l'une des seize communes à avoir le droit d'accoler son nom à l'AOC côtes-du-rhône villages.

Km 81.4

Séguret (770 hab.)

La commune est adhérente de l'association Les Plus Beaux Villages de France. Le village, connu pour ses vins d’appellation côtes-du-rhône et Séguret, est bâti au pied d'une colline surmontée de son château féodal en ruine. Il a conservé un intéressant patrimoine médiéval (château féodal, portes anciennes, ruelles en pente), dont le fleuron est la fontaine des Mascarons, classée Monument historique en 1984.

Km 83.3

Sablet (1 440 hab.)

Le terroir de l'AOC villages Sablet a été classé en côtes-du-rhône villages en 1974. Il est constitué de collines de saffre, sable jaune à grésification irrégulière d'âge helvien. C'est lui qui a donné son nom à Sablet. Le village est devenu célèbre dans le monde de la littérature contemporaine grâce à la journée du livre de Sablet, qui se déroule le dernier week-end de juillet depuis 1988.

Dentelles de Montmirail

Les Dentelles de Montmirail sont une chaîne de montagne qui marque la limite occidentale des monts de Vaucluse. Elles sont situées au nord de Carpentras, au sud de Vaison-la-Romaine et à l'ouest du mont Ventoux. Leur point culminant est la crête de Saint-Amand à 722 mètres d'altitude. Le massif, qui fait environ huit kilomètres de long, est réputé mondialement pour ses parois d'escalade. Situé au cœur de l'appellation côtes-du-rhône, il s'est bâti une réputation pour la qualité de ses vins, ce qui a permis le développement de l'œnotourisme. Il est aussi réputé pour la production de son huile d'olive, protégée par une AOC, et pour la qualité de ses truffes.

Km 90

Vacqueyras (1 180 hab.)

Vacqueyras est l’une des appellations les plus réputées des côtes-du-rhône. Grâce à un terroir remarquable, qui descend du piémont des Dentelles de Montmirail vers de hautes garrigues de galets roulés, ce vignoble produit des vins rouges, rosés et blancs. Leur vinification est assurée par un groupement de producteurs et par les caves indépendantes (au nombre de 35).

La personnalité la plus marquante de l’histoire du village est Raimbaud de Vacqueyras, un des plus grands troubadours du Moyen Âge, qui partagea sa carrière entre la Provence et le Montferrat et mourut au cours d'une croisade à Thessalonique.

Km 93.9

Beaumes-de-Venise (2 440 hab.)

Ce fief devint la deuxième baronnie du Comtat Venaissin après Sérignan-du-Comtat : seigneurie des Agoult au XIIIe siècle, des Bedos, des Astorg de Peyre et, enfin, des Fortia jusqu'à la Révolution. Il fut érigé en duché à la fin du XVIIIe siècle par le pape Pie VI. Grâce à l'implantation de plants de vigne américains résistant au phylloxéra, la production de raisin de table et de vin fut mise en valeur au XXe siècle. La production du célèbre vin muscat de Beaumes de Venise fut relancée grâce à l'appellation obtenue en 1943, suivie par l'obtention en 1956 de l'appellation Côtes-du-Rhône puis l'appellation Beaumes-de-Venise rouge en 2005.

La commune a accueilli à plusieurs reprises le Critérium du Dauphiné et a vu s’imposer Miguel Indurain en 1996 dans un contre-la-montre individuel et Djamolidine Abdoujaparov au sprint l’année suivante. En 2001, elle était le point de départ d’un chrono enlevé à Valréas par Jonathan Vaughters. En 1999 le Critérium International y faisait étape et voyait Stéphane Barthe lever les bras.

Chapelle Notre-Dame d’Aubune

Construction : XIe au XIIIe siècle.

Style : roman.

Histoire : le chevet et le clocher datent de l'époque romane : le chevet est caractéristique du premier art roman (XIe siècle) tandis que le clocher date du début du XIIIe siècle. La chapelle a été restaurée au XVIIe siècle, après les guerres de Religion : l'ermitage date de cette époque. L’édifice a fait l’objet d’une importante restauration en 2007.

La petite histoire : La légende raconte que Charlemagne - ou Charles Martel - aurait élevé cette chapelle après avoir gagné une bataille contre les Maures, au lieu-dit du Cimetière des Sarrasins. Le diable détacha un rocher de la colline pour écraser la chapelle, mais la Vierge arrêta la pierre.

Classement : classée Monument historique en 1910.

Km 109.8

Malaucène (3 000 hab.)

Au pied du Ventoux, Malaucène a accueilli en 2021 une étape du Tour de France messieurs comportant deux ascensions du Géant de Provence et remportée par un formidable Wout Van Aert, qui avait cette année-là remporté trois étapes. La montée au Ventoux se fait depuis cette ville ou depuis Bédoin, où débute la montée mythique, ou encore depuis Sault (le parcours le plus facile). C’est ainsi par Malaucène que le Ventoux avait été grimpé pour la première fois sur le Tour de France en 1951 au cours de l’étape Montpellier-Avignon, remportée par Louison Bobet. Cette ascension côté Nord, considérée comme moins ardue que celle partant de Bédoin (l’ascension Sud), n’a été empruntée à nouveau par le Tour messieurs qu’en 1972, où Bernard Thévenet l’avait emporté. Ancien pistard originaire du Gâtinais, Gabriel Viratelle avait pris part au Tour de France 1934 et s’était installé dans le Vaucluse : il y est décédé, à Malaucène, en 1971.

Chapelle Notre-Dame du Groseau

Construction : XIIe siècle.

Style : roman.

Histoire : cette chapelle est le seul vestige du monastère du Groseau, fondé en 684 par Petronius, évêque de Vaison-la-Romaine. Le monastère fut détruit en 739, puis reconstruit en 1032. La chapelle, quant à elle, fut rebâtie en 1150. Ce monastère a été l'un des lieux de retraite de prédilection du pape Clément V, lors de sa halte en Provence.

Classement : classée Monument historique en 1862.

Église Saint-Michel

Construction : XIIIe et XVIIIe siècles.

Style : gothique.

Histoire : c’est à la fin du XIIIe siècle que débuta sa construction dont on attribue l'origine au pape Clément V. Le Grand Schisme d'Occident puis les guerres de religion laissent la Provence dans un climat politique et religieux instable. Cette période d'incertitude a des conséquences sur Malaucène qui fortifie son église. En 1560, on mure la grande porte et on construit une porte située en façade Nord. L'église est finalement agrandie au début du XVIIIe. On poursuit la nef par une cinquième travée et on construit le chœur avec déambulatoire. A la fin du XVIIIe siècle, les deux versants de toiture donnent sa forme définitive à l'église. Cet édifice conserve le principe des églises à nef unique, en berceau brisé, fréquentes en Provence.

Classement : classée monument historique en 1982.

Km 116.1

Le Barroux (640 hab.)

Château du Barroux

Fondation : XIIe siècle

Style : château-fort médiéval, converti en style Renaissance au XVIe siècle.

Caractéristiques : à caractère défensif, ce château à la silhouette raffinée possède néanmoins de multiples bouches à feu dans les murailles qui le préparent à d’éventuels sièges venant d’envahisseurs sarrasins ou italiens.

La petite histoire : occupé durant la Seconde Guerre mondiale, le château a été volontairement incendié par les troupes allemandes à leur départ.

Destination actuelle : lieu de visite, également ouvert à des expositions sur l’histoire du château et des manifestations culturelles. Ses propriétaires se sont lancés dans la fabrication de whisky.

Classement : Monument Historique en 1963

Km 122.1

Bédoin (3 100 hab.)

Le tourisme est un point fondamental de l'économie de la commune, grâce à la renommée du Mont Ventoux. Les vignerons de Bédoin cultivent environ 818 hectares de vignes d'appellations AOC Côtes du Ventoux et Vin de Pays. Les caractéristiques climatiques et géologiques de la commune permettent de rendre ces vins tout à fait typiques. Bédoin possède une cave coopérative (les Vignerons du Mont Ventoux) ainsi que différents domaines (Galinier, As des sœurs, Le Van, la Grange de Maximin). Les vergers fruitiers représentent une autre part importante de l'agriculture, ils sont la troisième source de revenus après la vigne. La production de cerises rouges est très répandue sur la commune, sans oublier les abricots, prunes et figues. Les oliviers produisent une huile reconnue depuis le XVIIIe siècle, mais le gel de février 1956 a largement diminué la production. Depuis mars 2007, l’huile de Bédoin et de Caromb bénéficie d'une AOC régionale Huile de Provence. Bédoin a été départ et arrivée d’étape de Paris-Nice et du Critérium du Dauphiné pour des étapes au Ventoux. Vainqueur du Tour d’Espagne 1984, Eric Caritoux est viticulteur à Flassan, à 6 km Bédoin.

Chapelle de la Madeleine

Fondation : XIe siècle

Style : roman

Caractéristiques : petite construction de type basilicale, en moellons irréguliers, de plan rectangulaire. Surmontée d’un un clocher carré du XIIe siècle présentant une disposition assez rare.

Destination actuelle : chapelle privée ouverte à la visite le week-end.

Classement : Monument Historique en 1947.

Km 137.8

Le Chalet Reynard

Chalet rustique, situé sur le Mont Ventoux à 1 440 m, qui sert une cuisine traditionnelle et des spécialités du terroir dont la truffe ... A plusieurs fois servi d’arrivée aux ascensions du Ventoux : en 2016, du fait des conditions météorologiques au sommet où le Mistral soufflait à plus de 100 km/h, l'arrivée de la 12e étape du Tour de France y a été jugée, remportée par Thomas de Gendt alors que le Maillot Jaune Chris Froome avait improvisé un footing forcé resté dans les mémoires. En février 2020, grimpé sur le versant de Bédoin, le chalet fut l'arrivée de la 3e étape du Tour de la Provence, remportée par Nairo Quintana.