MANCHESTER ET LE CYCLISME
Deuxième ou troisième métropole de Grande-Bretagne avec 2,5 millions d’habitants (elle se dispute ce podium avec l’agglomération de Birmingham) Manchester est cependant l’incontestable capitale du cyclisme au Royaume-Uni. Elle abrite ainsi le Centre national du cyclisme britannique et le siège de British Cycling, la fédération qui, depuis un quart de siècle, a fait du vélo l’un des fleurons du sport dans le pays. Le Centre national du cyclisme est articulé autour du vélodrome de Manchester, inauguré en 1994, et où 15 records du monde ont été battus, dont le record de l’heure de Chris Boardman en 1996 (56,376 km avant le nouveau règlement sur les vélos) ou celui d’Alex Dowsett en 2015 (52,937 km). Le vélodrome a aussi été le siège de l’équipe Sky (aujourd’hui Netcompany-Ineos) jusqu’en 2019, durant la période de ses succès sur le Tour de France.
Le Centre national du cyclisme comprend également un complexe dédié au BMX et des pistes de VTT.
Manchester a accueilli à 14 reprises le Tour de Grande-Bretagne, la dernière fois en 2023, où Olav Kooij s’était imposé au sprint devant Wout Van Aert et Sam Bennett. Parmi les coureurs en activité, Mathieu van der Poel y a également levé les bras en 2019.
La dernière arrivée conclue en ville a vu la victoire de Ruby Roseman-Gannon dans le Tour de Grande-Bretagne féminin en 2024.
Manchester est également un fief du cyclisme féminin grâce à Mandy Jones, championne du monde sur route à Greenwood en 1982, où elle avait résisté au retour du peloton pour l’emporter détachée. Elle avait déjà terminé troisième deux ans plus tôt à Sallanches. Championne nationale sur route à deux reprises (1981 et 1983), du contre-la-montre (1982) et de poursuite (1980, 1981 et 1982), elle a tenu un magasin de cycles à Oldham pendant de longues années. Lui a succédé une autre coureuse de Manchester, Marie Purvis, cinq fois championne de Grande-Bretagne sur route entre 1991 et 1995. Purvis est également la première Britannique à avoir remporté une étape du Tour de France féminin à Vaujany en 1993. Elle a récidivé en 1995. Il faut également mentionner Monica Greenwood, qui a repris sa carrière professionnelle à la trentaine après avoir été entraîneuse en équipe nationale sur piste.
Chez les hommes, les frères Yates sont originaires de Bury, l’une des communes du Grand Manchester, située à 15 km de Manchester ville. Enfin Graham Jones, qui disputa cinq Tours de France dans les années 1980 (20e en 1981) avant de devenir l’un des consultants les plus assidues de l’épreuve pour les médias britanniques, est aussi originaire du Grand Manchester.
À VOIR :
Centre national du cyclisme (voir cyclisme)
Hôtel de ville
Construction : XIXe siècle.
Style : néogothique.
Caractéristiques : il s'agit du siège du Manchester City Council, et il abrite diverses institutions de la gouvernance locale. Au nord de l'hôtel de ville se trouve Albert Square et au sud St Peter's Square, où se trouve le cénotaphe de Manchester, face à l'entrée sud du bâtiment. Achevé par l'architecte Alfred Waterhouse en 1877, le bâtiment présente d'imposantes peintures murales réalisées par l'artiste Ford Madox Brown représentant d'importants évènements dans l'histoire de la ville. L’entrée et la Salle des sculptures contiennent des bustes et des statues de personnalités comme Dalton, Joule et Barbirolli.Le bâtiment extérieur est dominé par la tour de l’horloge, haute de 85 mètres et contient une cloche connue sous le nom de Great Abel. En 1938, une extension fut bâtie, reliée au premier bâtiment par deux passerelles couvertes.
Signe particulier: le bâtiment et la place Albert Square sont fermées pour rénovation depuis 2018 et devaient rouvrir au printemps 2027.
Classement : grade I depuis 1952.
Cénotaphe de Manchester
Création : 1924.
Histoire : c’est un monument aux morts situé sur la place St Peter’s Square, en face de l’hôtel de ville. Le projet, lancé en 1922, a été confié à Sir Edwin Lutyens, qui a produit une variante de son projet pour le Cénotaphe de Londres. Le mémorial se compose d’un cénotaphe central et d’une Pierre du Souvenir flanquée de deux obélisques jumeaux, caractéristiques des œuvres de Lutyens. Il est surmonté de l’effigie d’un soldat tombé au combat et orné de reliefs représentant la couronne impériale, les armoiries de Manchester et des inscriptions commémorant les morts. Le mémorial a été inauguré le 12 juillet 1924 par le comte de Derby, assisté de Mme Bingle, une habitante de la région dont les trois fils avaient péri pendant la guerre. En 2014, le conseil municipal de Manchester a démantelé le mémorial et l’a reconstruit à l’angle nord-est de St Peter’s Square, à côté de l’hôtel de ville de Manchester.
Classement : grade II en 1952.
Old Trafford
Construction : 1909. Architecte :Archibald Leitch.
Capacité : 74 310 spectateurs.
Histoire : construit en 1909, il est la résidence de Manchester United depuis 1910. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le stade est détruit par des bombardements allemands. Manchester United doit alors partager l'ancien terrain de Manchester City, Maine Road, avec son rival. Surnommé le « Théâtre des Rêves » par Sir Bobby Charlton, il est le troisième stade d'Angleterre en termes de places disponibles, derrière les stades de Wembley et de Twickenham, avec une capacité de 74 000 spectateurs. Des matchs de compétitions internationales, de la Coupe du monde de football 1966, remportée par l'Angleterre à domicile, et du Championnat d'Europe de football 1996 ont eu lieu à Old Trafford. Le stade accueille aussi des rencontres de rugby à XIII et des concerts.
Signes particuliers : une statue de l’ancien dirigeant Sir Matt Busby s'élève au-dessus du grand magasin. On trouve aussi une plaque en hommage aux victimes du crash aérien de Munich sur le bord Sud de la tribune Est. En 2008, une statue appelée The United Trinity représentant George Best, Denis Law et Bobby Charlton est dévoilée pour célébrer le quarantième anniversaire de la première victoire en coupe d'Europe de Manchester United. Le 23 novembre 2012, une statue de Sir Alex Ferguson, entraîneur historique de Man Utd, est érigée près de l'entrée de la tribune qui porte son nom.
Cathédrale de Manchester
Construction : XVe au XXe siècle.
Histoire : la cathédrale de Manchester est l'église mère du diocèse anglican de Manchester, siège de l'évêque de Manchester et église paroissiale de la ville. Elle se trouve sur Victoria Street, dans le centre-ville de Manchester. L'ancienne église paroissiale fut reconstruite dans le style gothique perpendiculaire dans les années qui suivirent la fondation du chapitre collégial en 1421. Puis, à la fin du XVe siècle, James Stanley II (prieur de 1485 à 1506, puis évêque d’Ely de 1506 à 1515) a supervisé la reconstruction de la nef et du chœur collégial, dotés de hautes fenêtres. Il a également commandé le mobilier intérieur en bois de la fin du Moyen Âge, notamment le pupitre, les stalles du chœur et la voûte de la nef soutenue par des anges tenant des instruments dorés. L’église collégiale devint la cathédrale du nouveau diocèse de Manchester en 1847. Elle fut largement rénovée, restaurée et agrandie à l’époque victorienne, puis à nouveau après avoir subi des dégâts causés par les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale.
Classement : classée grade I.
Manchester Art Galleries (Musée des Beaux-Arts de Manchester)
Ouverture : 1824.
Histoire et caractéristiques : le musée occupe trois bâtiments, dont le plus ancien est classé. C'était à l'origine la Royal Manchester Institution, dont le bâtiment fut créé par Sir Charles Barry en 1824. Le musée a été étendu en 2002 pour englober l'ancien bâtiment du Manchester Athenaeum, de style palladien, également dessiné par Barry en 1826. Il abrite beaucoup d'œuvres spécifiquement liées à Manchester, en particulier dans la salle éponyme.
Collections : la collection conjointe de la Manchester Art Gallery et du musée du Costume (The Gallery of Costume) est composée de plus d'objets issus des beaux-arts, des arts décoratifs et du costume. La collection consacrée aux beaux-arts contient 14 000 œuvres d'art, dont 2 000 peintures, 350 sculptures, dessins, aquarelles, estampes et photographies. On y trouve notamment des œuvres de Constable, Gainsborough, Hogarth, Gauguin, Renoir et des maîtres flamands du XVIIe. Les arts décoratifs sont représentés par 13 000 objets en céramique, verre et autres matériaux. Enfin, le musée du Costume conserve 21 000 vêtements et accessoires.
Classement : classé grade I depuis 1952.
Whitworth Building
Construction : 1902.
Style : néogothique.
Histoire : le bâtiment a été construit entre 1895 et 1902 par l’architecte Paul Waterhouse dans le style néogothique. Il a été inauguré en 1902 par le futur roi George V et son épouse, la future Queen Mary. Il fait partie de l’université de Manchester et porte le nom de l’industriel Joseph Whitworth qui a légué une partie de sa fortune pour la construction d’équipements publics à Manchester. Cet argent a également servi à la construction de la bibliothèque Christie, adjacente. La grande salle de Whitworth Hall peut contenir près de 700 personnes pour des réunions publiques.
Classement : classé grade II depuis 1963.
Manchester Museum
Ouverture : 1835.
Le Manchester Museum dépend de l'université de Manchester. Situé sur l'Oxford Road (A34) en plein cœur des bâtiments néo-gothiques du campus, il présente environ 6 millions d'objets venus du monde entier et est une des principales ressources pour l'enseignement et la recherche, en plus d'être un musée public.
Collections : ses collections d’histoire naturelle comprennent 900 000 spécimens de coléoptères, un squelette de T Rex, des grenouilles d’Amérique, des papillons d’Inde, des oiseaux du Pacifique, des plantes et des minéraux d’Europe, des armures et des objets d’art des civilisations anciennes de la Méditerranée, d’Amérique et d’Océanie.
Classement : classé grade II.
Hôtel Midland
Ouverture : 1903
Style : baroque édouardien.
Histoire : ce grand hôtel a été achevé en 1903 pour le compte de la Midland Railway, la compagnie ferroviaire qui desservait la gare centrale de Manchester depuis la gare de St Pancras à Londres. Il donne sur la place St Peter’s Square. L’hôtel a été conçu par l’architecte Charles Trubshaw dans le style baroque édouardien. L’année de son ouverture, l’hôtel aurait accueilli 70 000 personnes. Il abritait un théâtre de mille places et un orchestre de chambre jouait sur son toit ouvert.
La petite histoire : la légende prétend qu’Adolf Hitler, amateur d’architecture, rêvait de faire de l’hôtel Midland le siège du parti nazi en Angleterre. Ce serait la raison pour laquelle l’hôtel et ses alentours n’ont pas été visés par les bombardements allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est aussi au Midland que Charles Rolls et Henry Royce auraient décidé d’unir leur forces pour créer une marque d’automobile. Enfin, les Beatles se sont vu refuser l’entrée au célèbre restaurant français de l’établissement pour « tenue inappropriée ». L’hôtel a été racheté et restauré à plusieurs reprises au XXIe siècle.
Caractéristiques : célèbre pour sa structure de brique rouge, de terre cuite et de granit, matériaux choisis pour leur résistance à la pollution. L’hôtel comprend 312 chambres et 14 suites, un centre de remise en forme et deux restaurants, The French, l’un des premiers étoilés Michelin du Royaume Uni et le Mount Street Dining Room & Bar.
Classement : grade II.
Le Triangle ou Corn Exchange (Ancienne Halle aux grains)
Construction : 1903, 2000 et 2015.
Style : baroque à l’origine.
Caractéristiques : le Corn Exchange est un ancien marché couvert et un ancien centre commercial transformé en aire de restauration. À l'origine, le bâtiment servait de bourse aux céréales et s'appelait auparavant le Corn & Produce Exchange, puis The Triangle. À la suite d'un attentat à la bombe perpétré par l'IRA dans le centre de Manchester en 1996, il a été rénové et transformé en centre commercial jusqu'en 2014. Le bâtiment a été vendu à des investisseurs et a été réaménagé pour accueillir plusieurs établissements de restauration.
Classement : classé grade II.
Beetham Tower
Construction : XXIe siècle.
Caractéristiques : la tour Beetham est un gratte-ciel de Manchester. Construit de 2004 à 2006, il mesure 168 m de haut et comporte 48 étages. Le bâtiment est nommé ainsi d'après ses concepteurs, la Beetham Organisation. Il a été conçu par l'architecte Ian Simpson et construit par l'entreprise Carillion. Il est aussi connu sous le nom de Hilton Manchester, du nom de l’hôtel qui occupe les 23 premiers étages
Signe particulier : cette tour a la particularité de produire un son intense en présence de vent violent. Un effet non prévu par l'architecte lors de la conception.
SHEFFIELD ET LE CYCLISME
Sheffield est entré dans la légende du Tour de France en 2014 avec la victoire de Vincenzo Nibali, futur vainqueur de cette édition, au terme d’une étape d’anthologie dans les monts du Yorkshire noirs d’une foule compacte, où le « Requin de Messine » avait établi sa domination sur ses rivaux. L’étape avait tellement marqué les esprits qu’elle avait fait du Yorkshire le nouveau fief du vélo en Angleterre. La ville de l’acier a d’ailleurs souri aux Italiens puisque Luca Paolini et Pippo Pozzato y avaient successivement enlevé une étape du Tour de Grande-Bretagne en 2005 et en 2006.
Digne héritier de la tradition du sprint britannique, Malcolm Elliott, enfant de Sheffield, est un peu le chaînon manquant entre Barry Hoban et Mark Cavendish. Endurci sur les routes du Yorkshire il participa à deux Tours de France et s’imposa sur trois étapes de la Vuelta espagnole à la fin des années 80, enlevant même le maillot du classement par points en 1989. À cette époque, le sprinteur anglais a laissé son nom dans une bonne partie des villes du pays avec 17 étapes remportées au total sur la Milk Race. Champion de Grande-Bretagne sur route en 1992, Il s’adjugea également deux titres aux Jeux du Commonwealth en 1982 et participa aux Jeux olympiques à deux reprises, en 1980 sur piste et en 1996 sur route. Modèle de longévité, Malcolm Elliott a mis fin à sa carrière continentale à 36 ans en 1997 avant de replonger en 2003, à l’âge de 41 ans, dans des formations britanniques. Il raccrocha définitivement en 2011, à 50 ans ! Un autre coureur de Sheffield, Adrian Timmis, participa au Tour de France en 1987. Chris Walker fut également un excellent pro trop cantonné à son île. Plus près de nous, Adam Blythe, autre enfant du pays, a été champion national en 2016 et fait aujourd’hui les beaux-jours d’Eurosport et TNT Sports en tant que consultant.
À VOIR :
Sheffield Winter Garden
Inauguration : 2003
Histoire et caractéristiques : le jardin d’hiver de Sheffield est l'une des plus grandes serres tempérées construites au Royaume-Uni au cours des cent dernières années. C’est la plus grande serre urbaine d'Europe. Elle abrite plus de 2 000 plantes du monde entier. Conçue par Pringle Richards Sharratt et Buro Happold, elle a été inaugurée en mai 2003 par la reine Elisabeth II. Elle mesure environ 70 mètres de long et 21 mètres de haut. Le bâtiment bénéficie d'une protection contre le gel et est l'un des plus grands bâtiments en bois lamellé-collé du Royaume-Uni. Le bois utilisé est le mélèze, un bois durable qui réduit l'utilisation de solvants et évite l'utilisation de produits chimiques nocifs pour les plantes. Le bâtiment est équipé d'un système de gestion technique intelligent qui contrôle les ventilateurs et les bouches d'aération pour assurer la fraîcheur des plantes en été et leur maintien au chaud en hiver.
Sheffield Botanical Gardens (Jardins botaniques de Sheffield)
Ouverture : 1836.
Histoire : la Société botanique et horticole de Sheffield, fondée en 1833, a fait l’acquisition l’année suivante, grâce à une levée de fonds, de 73 000 m2 de terres agricoles appartenant à un tabatier local. Les jardins ont été conçus par Robert Marnock et ont ouvert leurs portes le 29 juin 1836 : 12 000 personnes ont visité les jardins lors de leur ouverture à l’été 1836.
Le Town Trust de Sheffield a pris en charge la gestion des jardins à la fin du XIXe siècle et supprimé le droit d’entrée en vigueur et, depuis lors, l’accès est resté gratuit.
Caractéristiques : les pavillons et serres, œuvres de Benjamin Broomhead Taylor, restaurés et rouverts en 2003, constituent l’élément le plus remarquable des jardins. Parmi les autres structures notables, on peut citer la porte d’entrée principale, la loge de l’entrée sud et une fosse aux ours abritant une statue en acier de 8' de haut représentant un ours noir d’Amérique baptisé Robert l’Ours. Les jardins abritent la collection nationale des arbustes Sarcococca, Weigela et Diervillé, qui leur est étroitement apparenté.
La petite histoire : afin d’attirer du public dans les jardins après leur ouverture, on organisa des vols en ballon. Le premier eut lieu le 3 octobre 1837, où Margaret Graham s’éleva en altitude et largua un singe muni d’un parachute qui atterrit sans encombre au sol. Classement : classés grade II
Musée de Kelham Island
Inauguration : 1982.
Histoire :Sheffield a joué un rôle de premier plan lors de la Révolution industrielle et a mis ce patrimoine à l'honneur au musée de Kelham Island, où sont exposés les objets qui ont fait la grandeur et la richesse de la cité de l'acier. L'île sur laquelle se trouve le musée résulte de la construction au XIIe siècle d'un bief qui détournait l'eau de la Don pour alimenter un moulin. Elle porte le nom d’un meunier du XVIIe siècle, Kellam Homer. Le site est ensuite occupé par la fonderie Crowley de 1829 à 1890, puis par une centrale électrique et des entrepôts. Ce sont les locaux aujourd'hui occupés par le musée. Le musée a beaucoup souffert de l'inondation de Sheffield de juillet 2007, avec plus d'un mètre d'eau dans les bâtiments, causant 1,5 million de £ de dégâts. Il a été parfaitement restauré.
Caractéristiques : le musée abrite des expositions sur la science et l'industrie à Sheffield, notamment des reconstitutions d'ateliers artisanaux et le plus grand convertisseur Bessemer d'Angleterre encore intact. Le musée organise des visites pour les scolaires ainsi que des démonstrations du moteur de la rivière Don de 1905, une machine à vapeur de 12 000 chevaux (9 MW), qui alimentait à l'origine un laminoir de tôles blindées. Il permettait notamment de presser l'acier destiné aux réacteurs nucléaires. Le musée abrite également le prototype de l'automobile Sheffield-Simplex, l'un des trois seuls qui subsistent. Le musée possède de vastes archives photographiques. De 2009 à 2021, le musée abritait l'atelier d'un coutelier qui faisait des démonstrations de son métier.
Hameau industriel d’Abbeydale
Construction : XVIIIe siècle.
Histoire : Le hameau industriel d’Abbeydale est un site industriel unique et classé datant du XVIIIe siècle. Initialement appelé Abbeydale Works, ce site était autrefois un lieu de fabrication d’outils agricoles et le plus grand site industriel alimenté par l’énergie hydraulique sur la rivière Sheaf. Les principaux produits de l’usine étaient des faux agricoles, mais d’autres outils tranchants y étaient également fabriqués, tels que des crochets à herbe et des couteaux à foin.
Caractéristiques : on peut y découvrir la maison du directeur et la maison des ouvriers, des roues à aubes, des ateliers, des marteaux basculants, une cuve de broyage, une machine à vapeur ainsi que le dernier four à acier à creuset complet encore existant au Royaume-Uni.
Classement : bâtiments classés grade I et grade II.
Millennium Gallery
Ouverture : 2011.
Histoire : inaugurée en 2001, la galerie possède plus de 13 000 objets liés au passé industriel de la cité de l’acier. Le bâtiment est principalement constitué de béton et de verre, avec une série de galeries s'étendant à partir d'une allée centrale. En 2011, la galerie a été classée 15e attraction gratuite la plus visitée du pays par Visit England.
Collections : la galerie abrite deux collections permanentes et deux espaces d’exposition temporaires. La plus prestigieuse est la collection constituée par l’érudit victorien John Ruskin en 1875 au St George’s Museum de Walkley (Sheffield) dont il espérait qu’elle inspirerait la main-d’œuvre de Sheffield. Elle comporte des aquarelles, des dessins, des gravures, des moulages en plâtre, des minéraux, des livres illustrés, des manuscrits et de pièces de monnaie. La galerie qui l’accueille a été rénovée en 2011 afin de permettre une rotation plus fréquente des pièces de la collection. La collection d’objets en métal de Sheffield comprend plus de 13 000 pièces, classée, comprend le plus vaste ensemble existant de couverts, d’ustensiles de table (fourchettes et cuillères) et d’objets creux (bols, théières, récipients) fabriqués à Sheffield et a été constituée pour mettre en valeur le savoir-faire local. Les espaces temporaires sont consacrés au design et aux Beaux-Arts.
La petite histoire :Marcel Proust, admirateur et traducteur de Ruskin en français, a écrit de sa collection : « Son catalogue est comme un condensé de tous les arts et de toutes les sciences. On y trouve des photographies de tableaux des maîtres côtoyant des collections de minéraux, comme dans la maison de Goethe. »
Weston Park Museum
Ouverture : 1875
Histoire : le musée a ouvert en 1875 à Weston House, dont le domaine est devenu par la suite le parc. Une extension néoclassique a été ajoutée en 1887. La Mappin Art Gallery a été construite pour abriter la collection d'œuvres léguée par l'homme d'affaires John Newton Mappin. Weston Hall a été démoli dans les années 1930 et reconstruit en 1937. En décembre 1940, la Mappin Art Gallery fut touchée de plein fouet lors du Blitz de Sheffield et n’a pu rouvrir qu’en 1965. Les deux bâtiments ont fermé en mars 2003 pour une rénovation complète et ont rouvert en octobre 2006 sous le nom de Weston Park Museum après la jonction des deux bâtiments. Une restauration a également eu lieu en 2016. Le musée de Weston Park accueille environ 250 000 visiteurs par an et a été nominé pour le prestigieux prix Gulbenkian en 2007. En 2008, le musée a remporté le prix des « musées adaptés aux familles » décerné par The Guardian.
Collections : le musée compte sept galeries : la Royle Gallery ; Vies et époques de Sheffield ; Sous vos pieds ; Égypte ancienne ; What On Earth ! ; Histoires de Sheffield et Décrire Sheffield.
Signe particulier : le musée abrite l’une des stations météorologiques les plus anciennes du pays, qui fournit des données sur la météo de Sheffield depuis 1882.
Classement : classé grade II.
Hôtel de ville
Construction : fin du XIXe siècle.
Histoire : la Reine Victoria a inauguré l'Hôtel de Ville le 21 mai 1897, sept ans après le début des travaux de construction en 1890 sous l'architecte Edward William Mountford. Le bâtiment marquait une période de prospérité économique à Sheffield, capitale de l’industrie sidérurgique.
Caractéristiques : c’est est un bâtiment en pierre de six étages avec des éléments Renaissance et d'une tour d'horloge de 64 mètres couronnée d'une statue de Vulcain. La structure domine le centre-ville avec sa façade ornée et ses détails décoratifs. Le bâtiment présente des frises représentant les industries de Sheffield et abrite une collection publique d'argenterie reflétant l'héritage manufacturier de la région. Ces œuvres d'art racontent l'histoire de la puissance économique qui autrefois définissait la ville.
Signe particulier : le beffroi a été équipé d'un système de cloches électronique en 2002 qui sonne toutes les heures dans le centre-ville. Ce système permet au mécanisme historique de fonctionner avec précision tout en marquant le rythme de la vie quotidienne de la ville.
À noter : le bâtiment est accessible pour des visites guidées et des événements, avec des activités culturelles programmées régulièrement. Les visiteurs peuvent explorer les espaces publics et profiter des vues depuis la tour d'horloge lorsque des visites sont disponibles.
Classement : classé grade II.
Cathédrale de Sheffield
Construction : 1200 à 1966.
Histoire : le site de la cathédrale a une longue histoire liée au christianisme. Le fût de la Croix de Sheffield (IXe siècle), qui aurait autrefois été érigée à cet endroit, est conservé au British Museum. Le première église paroissiale a sans doute été construite au XIIe siècle par William de Lovetot, à l’extrémité de la ville opposée au château de Sheffield. Elle fut détruite par un incendie en 1266 pendant la deuxième guerre des barons contre le roi Henri III. Une autre église fut achevée en 1280, mais démolie puis reconstruite vers 1430. La chapelle Shrewsbury fut ajoutée au siècle suivant et une sacristie (aujourd’hui la chapelle Sainte-Catherine) bâtie en 1777. Une restauration majeure fut achevée en 1880. En 1914, l’église fut désignée cathédrale du diocèse de Sheffield nouvellement créé. Des plans furent élaborés par Charles Nicholson pour l’agrandir, mais en raison de la Seconde Guerre mondiale, ils furent revus à la baisse. Ce ajouts confèrent à l'église une forme de plan bizarre, mais lui donnent une impressionnante façade sud.
Caractéristiques : le mur est du sanctuaire comporte des pierres provenant de l'église du XIIIe siècle. Le sanctuaire et le chœur datent du XVe. L'église cruciforme de cette époque comprenait également des galeries et une chapelle, dont on peut voir les traces sur les murs. Le toit du chœur date probablement du XVIe siècle. La chapelle de Shrewsbury a été construite afin d’abriter les monuments funéraires des comtes de Shrewsbury de l’époque Tudor. Plusieurs membres de la famille sont inhumés dans la crypte. Lors de travaux de restauration en 2013, on a découvert que plusieurs de ces cercueils avaient disparu. Dans les années 1900, le projet de Sir Charles Nicholson prévoyait un réalignement radical de l’axe de l’église de 90 degrés, mais il n’a pu être mené à terme.
Signes particuliers : la cathédrale a été endommagée à deux reprises par le feu à l’époque contemporaine. En 1979, l’incendie s’était déclaré dans le clocher puis propagé au reste de l’édifice. Malgré d’importants dégâts, la structure n’avait pas été gravement atteinte. En 2020, en pleine crise du Covid, un autre incendie d’origine criminelle avait pris depuis un local dédié aux œuvres caritatives. Une femme de 40 ans avait été arrêtée.
Classement : classée grade I.
Crucible Theatre
Ouverture : 1971
Histoire : le Crucible Theatre a été construit par MJ Gleeson entre 1969 et 1971. Il est achevé en deux ans, à temps pour le spectacle d'ouverture comprenant des fanfares, un divertissement pour enfants et le Chant du cygne d'Anton Tchekhov. Ce spectacle visait à démontrer la polyvalence de la scène (Crucible signifie « creuset »), adaptée à la fois à la danse et au concert, mais aussi au théâtre classique et moderne. Il peut accueillir 980 spectateurs et accueille des productions en tournée, ainsi que le championnat du monde de snooker depuis 1977.

