CANTON DE VAUD
Population : 755 000 hab.
Capitale : Lausanne.
Superficie : 3 212 km2
Spécialités : papet vaudois, saucisson vaudois, saucisse aux choux, tomme vaudoise, Vacherin Mont-d’or, Etivaz (fromage), chocolats, vins.
Sports : siège du Comité international olympique (Lausanne), de l’UCI (Aigle) et de 22 fédérations internationales. Athletissima, meeting de Lausanne.
Tourisme : lac Léman, musée olympique, châteaux de Chillon et d’Aigle. Cinémathèque suisse, concours international de danse, Béjart Ballet. Ville d’Yverdon. Les Diablerets. Vestiges romains. Vignobles de Lavaux. Festival de jazz de Montreux.
Économie : santé, banque, finance, assurances, activité de conseil, formation et recherche, ingénierie. microtechnique, horlogerie, technologies médicales, biotechnologies, technologies de l'information et des communications.
Sites web / FB / Twitter : www.vaud.ch
Km 6.5
Morrens (1 550 hab.)
Morrens est le village natal du Major Davel (1670-1723), figure du patriotisme vaudois, qui fut décapité par les autorités bernoises pour avoir tenté d’imposer l’autonomie du canton de Vaud.
Château de Morrens
Construction : XVIIe siècle.
Histoire : Au Moyen Âge, Morrens est détenu par le seigneur de Bottens et par l'abbaye de Montheron. La seigneurie est acquise en 1594 par la famille de Saussure, qui reconstruit le château entre 1686 et 1696. La commune acquiert le château en 1811 pour y établir l'école, la laiterie et le pressoir communal. Le château est entièrement restauré en 1985 par l'architecte Roland Messmer.
Caractéristiques : cet imposant édifice, de volume presque cubique avec ses deux étages sur rez-de-chaussée, frappe par son majestueux comble à la Mansart qui le distingue de toutes les autres constructions du village.
Classement : bien culturel d’importance régionale.
Km 11.9
Échallens (6 720 hab.)
La Fête du Blé et du Pain est une fête dédiée au blé et au pain et aux métiers du paysan, du meunier et du boulanger organisée tous les dix ans depuis 1978. Elle est inscrite à l'inventaire cantonal du patrimoine immatériel du canton de Vaud. En 1988, en marge de la fête a été créé le Musée national suisse du blé et du pain.
La commune a accueilli à deux reprises le Tour de Romandie, la dernière en 2022, où Ethan Hayter l’avait emporté au sprint.
Château d’Échallens
Construction : XIIIe siècle.
Style : médiéval.
Histoire : le château a été construit sous Amédée III de Montfaucon au XIIIe siècle. En 1424 le château devient la propriété de Louis II de Chalon-Arlay qui le fait agrandir en 1456. En 1476, à la suite de la bataille de Grandson, le château devient la propriété des bailliages de Fribourg et Berne. Au XVIe siècle, le château sert de siège à la justice inférieure d'Échallens. Il devient propriété de la municipalité au XIXe siècle.
Destination actuelle : en plus de la municipalité, le château abrite une école enfantine. Il a aussi un temps servi d'établissement pénitentiaire
Classement : bien culturel d’importance régionale.
Km 15.4
Goumoëns (1 200 hab.)
Le village compte deux châteaux, le « château dessus » et le « château dessous », dont le principal est devenu une maison de repos. Son église, inscrite comme bien culturel d’importance régionale, est considérée comme la plus vieille du Pays de Vaud avec des parties datant du IXe siècle.
Km 20.7
Chavornay (5 440 hab.)
Temple de Chavornay
Construction : XIIe et XVe siècle.
Style : gothique.
Histoire : attesté depuis le XIIe siècle, le temple a été reconstruit et modifié à plusieurs reprises. Les parties les plus anciennes encore existantes datent de 1400. Dès le XVe siècle, la nef est recouverte d'un plafond cintré en bois rappelant la voûte du ciel et servant à cacher les combes apparentes. Au siècle suivant, l'église est séparée en trois nefs au moyen d'une double rangée de poteaux et la fenêtre gothique du cœur est agrandie. En dessous de cette fenêtre, à la même époque, une table de communion a été créée à partir d'une dalle venant des anciens fonts baptismaux. La cure située à côté de l'église est le siège de la paroisse.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Km 29.7
Yverdon-les-Bains (30 300 hab.)
Située à l’extrémité sud-ouest du lac de Neuchâtel, Yverdon-les-Bains compte parmi les plus anciennes villes de Suisse. Elle possède un riche patrimoine témoignant d’un passé de plus de 6 000 ans. Sous domination romaine dès la fin du Ier siècle av. J.-C., Eburodunum doit son essor à sa situation à un carrefour routier et fluvial d’importance européenne. Les Burgondes s’y installent au Ve siècle. Au cours du XIIIe siècle, le futur comte Pierre II de Savoie y fait construire un château et une ville neuve. La cité est conquise en 1536 par les troupes bernoises. Haut lieu de l’imprimerie et de l’édition, Yverdon-les-Bains resplendit au XVIIIe siècle d’un faste que reflètent ses édifices publics et ses riches demeures. Sa source thermale attire une clientèle cosmopolite dans la cité qui devient vaudoise après la révolution de 1798. L’esprit des Lumières se perpétue avec Johann Heinrich Pestalozzi qui enseigne au château de 1805 à 1825. Deuxième ville du canton de Vaud, Yverdon-les-Bains compte aujourd’hui plus de 30 000 habitants.
La ville a accueilli à cinq reprises le Tour de Romandie masculin et à deux reprises le Tour de Suisse. En 2023, la deuxième édition du Tour de Romandie féminin s’était élancée d’Yverdon, où l’Italienne Sofia Bertizzolo s’était imposée au sprint. Le dernier vainqueur masculin était Thomas de Gendt en 2018. Né à Yverdon, le pionnier du cyclisme Marcel Lequatre a participé au Tour de France en 1903, 1907 et 1908. Il a été champion de Suisse sur route en 1906 et 1907.
Parmi les célébrités locales, à noter Jacques Chessex (1934-2009), le seul écrivain suisse à avoir obtenu le Prix Goncourt.
Lac de Neuchâtel
Le lac de Neuchâtel est le plus grand lac entièrement suisse. Sa surface est de 217,9 km2. Il mesure 38 km de long et a une largeur maximale de 8,2 km. Sa profondeur maximale est de 152 m. Sa rive orientale est située sur la frontière linguistique français-allemand et borde le Seeland. Il appartient au bassin versant du Rhin, par son émissaire le canal de la Thielle, puis par le lac de Bienne et l'Aar. Il est aussi connu pour avoir abrité une agglomération celte sur palafittes appelée La Tène et qui donne son nom au second Âge du Fer.
Château d’Yverdon
Construction : XIIIe siècle.
Style : médiéval.
Histoire : le château de plan quadrangulaire a été construit de 1260 à 1265 par Jean et Jacques de Saint-Georges sur ordre du comte Pierre II de Savoie. Sa fille, Béatrice de Faucigny, le cède en 1298 à son cousin Jean 1er de Montfaucon. À partir de la conquête bernoise en 1536, le château devient le chef-lieu du bailliage d'Yverdon de l'État-ville de Berne et sert de résidence aux baillis jusqu'en 1798. En 1805, la ville d'Yverdon achète le château au canton de Vaud. Johann Heinrich Pestalozzi, pédagogue renommé, y installe son institut de 1805 à 1825. Le château accueille ensuite des classes de 1838 à 1974. Il est restauré vers 1920 par l'architecte Otto Schmid, puis en 1956 sous la direction de l'architecte Pierre Margot.
La petite histoire : reconstruite après un effondrement en 1605, la tour sud-ouest est appelée « tour des Juifs » en raison de l’évasion en 1702 de deux commerçant juifs qui y étaient incarcérés.
Destination actuelle : depuis 1830, le château abrite le musée d'Yverdon et région. De nos jours, le château est également utilisé pour les expositions temporaires du musée suisse de la Mode.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Maison d’Ailleurs
Construction : XIXe siècle.
Ouverture du musée : 1976
Histoire : la Maison d'Ailleurs est un musée de la science-fiction, de l'utopie et des voyages extraordinaires. C'est une fondation à but non lucratif qui poursuit une double vocation de musée grand public et de centre de recherche spécialisé. Fondée en 1976 à Yverdon-les-Bains par l’encyclopédiste Pierre Versins, la Maison d’Ailleurs possède une collection de plus de 100 000 pièces relatives à la science-fiction, à l’utopie et aux voyages extraordinaires. Musée original et unique en son genre, la Maison d’Ailleurs rassemble et conserve les avatars de la conjecture fictionnelle, d’Homère à Jules Verne, des grandes utopies aux jeux vidéo, des pulps américains au phénomène Star Wars, jusqu’au développement des cultures numériques : toutes productions insolites, antiques, populaires, technoscientifiques ou excentriques qui influencent profondément la société contemporaine par le biais des arts, de la littérature, du cinéma, de la bande dessinée, de la musique et des produits dérivés.
Signe particulier : le musée est installé dans une ancienne prison bâtie en 1805 et classée en 1954.
Classement : bien culturel d’importance régionale.
Temple d’Yverdon
Construction : XIVe, XVIe et XVIIIe siècles.
Style : baroque.
Histoire : ce fut d’abord une chapelle catholique mentionnée au XIVe siècle sous le vocable de Notre-Dame. D’importantes modifications y sont apportées en 1508-1509 par les maîtres maçons Jean Chollet et Pierre Huguet, qui construisent en pierre jaune d’Hauterive un portail monumental et une chapelle attenante, détruite lors de la reconstruction du XVIIIe siècle. En 1536, le chœur médiéval est démoli lors de la conquête bernoise, qui impose la Réforme. De l’église primitive demeure l'essentiel du clocher médiéval, rehaussé en 1608. Sur un total de six cloches, cinq datent d'avant 1500. Elles constituent un ensemble campanaire médiéval unique en Europe. La construction d’un temple est décidée au XVIIIe siècle. L’architecte Jean-Michel Billon construit entre 1753 et 1757 un édifice imposant avec une façade néo-classique monumentale. Il forme un ensemble baroque homogène, comprenant le logis de l'Aigle royal et l'hôtel de ville, tous trois construits au XVIIIe siècle.
Signe particulier : les stalles ont été conçues par Claude de Peney et construites par le menuisier lausannois Bon Bottelier entre 1422 et 1502. Les 14 stalles actuellement présentes dans le temple sont le vestige d'un ensemble plus imposant de 24 stalles.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Km 35.8
Cheseaux-Noréaz (740 hab.)
Château de Champittet (Centre ProNatura)
Construction : XVIIIe siècle.
Histoire : le domaine de Champittet est acheté en 1777 par François-Louis-Frédéric Haldimand, bourgeois d'Yverdon-les-Bains et militaire dans l'armée britannique. L'année suivante, il y fait construire un château terminé en juin 1791, cinq mois après la mort de son propriétaire. Le domaine passe ensuite entre plusieurs mains. En 1979, l'association Pro Natura et la ligue vaudoise pour la protection de la nature achètent le bâtiment ainsi que les terrains environnant. Ils y développent un centre, inauguré en 1985, et « destiné à sensibiliser le public à la protection de la nature et de la Grande Cariçaie en particulier », ainsi que la direction romande de Pro Natura, une exposition, un restaurant, un observatoire ornithologique, un jardin potager et un laboratoire permettant d'étudier les insectes.
Classement : bien culturel d’intérêt national.
Canton de Fribourg
Districts : 7
Communes : 126
Population : 325 500 hab.
Chef-lieu : Fribourg
Superficie : 1 670 km2
Spécialités : Croquets, meringues, moutarde de bénichon, jambon à la borne.
Clubs sportifs : FC Bulle, FC Fribourg, Villars Basket.
Compétitions : Tour de Romandie, Tour de Suisse, Course Morat-Fribourg.
Festivals : les Georges à Fribourg, Francomanias à Bulle, Estivales Open Air à Estavayer-le-Lac, Bad Bonn Kilbi à Guin, Festival international de films de Fribourg.
Économie : machines, électronique, pharmacie, chimie.
Sites touristiques : rive sud du Lac de Neuchâtel. Collégiale de Romont, châteaux de Gruyères et de Bulle, cathédrale de Fribourg, funiculaire de Fribourg. Musée d’art et d’histoire à Fribourg. Musée de la marionnette.
Sites web et réseaux sociaux : www.fr.ch,
Km 50.2
Estavayer (10 620 hab.)
Le 1er janvier 2017, la commune a fusionné avec celles de Bussy, de Morens, de Murist, de Rueyres-les-Prés, de Vuissens et de Vernay pour former la nouvelle commune d'Estavayer. Outre les petites rues de la cité médiévale, la ville offre également plusieurs excursions via le vaste réseau pédestre balisé au bord du lac et dans la campagne, ainsi que la découverte de la réserve naturelle de la Grande Cariçaie et le Musée d'Estavayer-le-Lac et ses grenouilles. Le petit train de la ville permet de découvrir cette petite cité médiévale en y faisant un tour avec quelques dates et lieux clés.
Entre 1960 et 2021, cinq arrivées du Tour de Romandie ont été jugées à Estavayer-le-Lac. Le dernier vainqueur au bord du lac de Neuchâtel en 2021 était Marc Soler, échappé, qui avait résisté au retour du peloton pour s’imposer avec 22” d’avance sur Magnus Cort et Peter Sagan.
Monastère des Dominicaines
Construction : XIVe et XVIIIe siècles.
Histoire : fondé à Lausanne en 1280, le monastère est déplacé à Estavayer-le-Lac en 1316. Au XVe siècle, Humbert de Savoie, dit « le Bâtard de Savoie », au retour de sa captivité turque, fit construire le sanctuaire actuel, ainsi que la chapelle attenante, destinée à être sa chapelle funéraire. Il y fut inhumé en 1443. En 1599, une partie des bâtiments conventuels s'effondra. À partir de 1620, de nombreuses jeunes filles de la noblesse de Fribourg entrèrent au monastère et la situation financière s'améliora. De 1687 à 1735, les bâtiments conventuels furent reconstruits en plusieurs phases. Pendant la Révolution française, le monastère accueillit des nonnes et des prêtres réfractaires français.
Signe particulier : l’église du XVe siècle a été construite en pierre grise de la Molière grâce à la générosité d'Humbert de Savoie. Elle fut reconstruite en 1697-1699 en pierre jaune de Neuchâtel. Une série de vitraux de l'atelier Camille Ganton de Gand en Belgique retrace l'histoire du monastère. Ils ont été réalisés en 1904 lors de la restauration de l'église. Classement : bien culturel d’importance nationale.
Château de Chenaux
Construction : XIVe siècle.
Style : médiéval.
Histoire : le château de Chenaux tire son nom des larges fossés qui le protégeaient. Il est construit dès 1284 par Pierre d'Estavayer et son frère Guillaume sur le modèle du « carré savoyard ». En 1432, le château fut acquis par Humbert, le bâtard de Savoie, qui y compléta la structure défensive. Pendant la Guerre de Bourgogne, le château fut incendié. C'est grâce aux travaux de reconstruction menée après 1476 que le château obtint son profil actuel. Aujourd'hui, le château sert de siège à la préfecture du district de la Broye.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Canton de Vaud
Km 59.7
Payerne (10 760 hab.)
La commune compte sur son territoire plusieurs monuments classés comme biens culturels suisses d'importance nationale : l'abbatiale Notre-Dame, de fondation clunisienne, et les anciens bâtiments conventuels, l'ancien tribunal et ancien hôtel de ville, la fontaine du Banneret sur la place attenante et enfin l'église réformée Notre-Dame, dite aussi église paroissiale, par opposition à l'abbatiale, qui clôt la place.
Payerne a accueilli le Tour de Romandie à sept reprises et le Tour de Suisse par deux fois. Le prologue du Tour de Romandie 2024 était revenu à Maikel Zijlaard, membre d’une grande famille du cyclisme néerlandais et notamment neveu par alliance de Leontien van Moorsel. Natif de Payerne, Henri Guillod fut champion de Suisse en 1923.
Ancienne abbatiale de Payerne
Construction : XIe siècle.
Style : roman.
Histoire : Adélaïde de Bourgogne initie, entre 961 et 965, la construction du prieuré Notre-Dame sur l'emplacement d’une villa romaine. Dès le milieu du XIe siècle, on y construit une seconde église, base de l'abbatiale actuelle. Deux incendies la ravagent en 1235 et en 1420. Le site monastique de Payerne est alors un prieuré clunisien d'importance, disposant de dépendances et autour duquel se développe un bourg médiéval. Les Bernois imposent la Réforme à l'abbaye de Payerne en 1536. Elle est fermée et saccagée en 1565. L’abbatiale est alors transformée en grenier, fonderie de cloches, cantonnement militaire, prison puis local des pompiers. Ne subsiste que l'abbatiale, la salle capitulaire et une aile de l’abbaye. À la fin du XIXe siècle, l’historien d’art Johann-Rudolf Rahn plaide pour la restauration de ce « monument voûté de style roman le plus grandiose de Suisse ». L’abbatiale a été restaurée à nouveau en 2007.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Ancien tribunal de Payerne
Construction : XVIe siècle.
Style : Renaissance.
Histoire : la maison a été construite entre 1564 à 1576 à côté de l'abbatiale pour servir d'hôtel de ville. Bâti dans un style Renaissance, il est particulièrement remarquable par les peintures murales exécutées par Humbert Mareschet en 1576 et représentant différentes scènes de justice, parmi lesquelles les histoires de David et Goliath et le jugement de Salomon.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Km 69.9
Valbroye (3 420 hab.)
Valbroye est le résultat de la fusion des communes de Cerniaz, Combremont-le-Grand, Combremont-le-Petit, Granges-près-Marnand, Marnand, Sassel, Seigneux et Villars-Bramard le 1er juillet 2011.
Km 72.3
Surpierre (1 220 hab.)
Surpierre a fusionné avec l'ancienne commune de Praratoud en 2005, avec celle de Villeneuve en 2017 et avec celle de Cheiry en 2021.
Château de Surpierre
Construction : XIIIe siècle.
Style : médiéval.
Histoire : le château est attesté à la fin du XIIIe siècle. Il ne subsiste toutefois que quelques éléments de ce château dans l'édifice actuel, dont une tour carrée et les fenêtres en arc en ogive de la chapelle. En 1344, le bourg castral est attesté historiquement. En 1472, Jacques de Savoie, comte de Romont. acquiert le château, qui se retrouve impliqué dans les Guerres de Bourgogne. Le 21 février 1536, Surpierre est capturé par Berne, qui le donne ensuite à Fribourg. Le château est reconstruit en 1544 pour en faire la résidence du bailli. En 1848, Surpierre est intégré au district de la Broye, qui achète le château. Deux ans plus tard, en 1850, il est acquis par le marchand protestant marseillais Henri Leenhardt puis en 1951 par la famille Bürki, qui l’occupe toujours aujourd’hui.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Km 76.6
Lucens (4 740 hab.)
En 2011 puis 2017, Lucens a absorbé les communes d’Oulens-sur-Lucens, Brenles, Chesalles-sur-Moudon, Cremin, Forel-sur-Lucens, Lucens et Sarzens.
Le village et sa commune sont étroitement rattachés à l’évêché de Lausanne, qui y construit le château sur l’éperon rocheux au XIIe siècle. Sous la domination bernoise, Lucens intègre le baillage et devient dès 1542 le lieu de vie du bailli bernois. L’édifice sert alors de résidence, d’arsenal et de place forte. Après la révolution vaudoise, le château est vendu à des propriétaires privés. Parmi eux figure Adrian Conan Doyle, fils de l’écrivain, qui achète l’édifice en 1965 et en convertit une partie en musée à l’honneur du détective Sherlock Holmes. À la mort de Conan Doyle, le musée est déplacé dans une ancienne demeure communale.
À la fin du XIXe siècle, l’industrie s’impose avec la fondation d’une fabrique de pierres fines pour l’horlogerie. Une usine de fibres de verre – Isover – est ensuite créée et perdure aujourd’hui. En 1968, une centrale nucléaire est installée entre Moudon et Lucens, mais ferme une année après sa création à la suite d’un incident. L’édifice est converti par la suite, pour accueillir les dépôts de collection des musées cantonaux vaudois.
Le film C'était hier évoque l'histoire ouvrière du village, prenant prétexte du passage du Tour de Suisse à Lucens en 1937.
La ville a accueilli le Tour de Romandie et le Tour du Pays de Vaud. Le dernier vainqueur en ville lors du prologue de cette dernière épreuve en 2015 était le regretté Gino Mäder, mort en course sur le Tour de Suisse en 2023.
Château de Lucens
Construction : XIIIe, XIVe et XVe siècles.
Style : gothique.
Histoire : ce château gothique, construit à l’origine pour les évêques de Lausanne, remonte au début du XIIIe siècle, avec des ajouts plus tardifs des XIVe et XVe siècles. Souvent attaqué, Lucens est demeuré l’une des retraites favorites des évêques. L’évêque Guillaume de Menthonay y fut assassiné en 1406, et son barbier, accusé du meurtre, supplicié dans la cour du château avec des tenailles ardentes. En 1536, les envahisseurs bernois prennent le château, qui devient la résidence du bailli : quarante-trois gouverneurs s’y succèdent jusqu’en 1798. Dès lors il est vendu à des propriétaires privés et restauré.
La petite histoire : en 1965, le château est acquis par Adrian Conan Doyle, fils de l’écrivain, qui y fonde le musée Sherlock Holmes. Après sa mort en 1970, le musée est déplacé en 2011 dans une maison en ville.
Classement : bien culturel d’intérêt national.
Musée Sherlock Holmes
Fondation : 1965
Histoire : Adrian Conan Doyle, le plus jeune fils de Sir Arthur Conan Doyle, s'installa au Château de Lucens en 1965 et y créa un musée consacré à l'œuvre de son père. Depuis juin 2001, ce musée a été réaménagé dans la « Maison Rouge » de Lucens. Outre des livres et des objets relatifs à Sherlock Holmes, le célèbre détective créé par Conan Doyle, sont également exposés des meubles et affaires personnelles du grand écrivain britannique.Le salon de Sherlock Holmes et du Dr Watson est une reproduction exacte qui a été construite à la suite du Festival of Britain de 1951, d'après les descriptions minutieuses contenues dans les récits. L'ambiance de ce salon, qui contient des centaines d'objets authentiques, certains étranges et insolites, est rendue fidèlement. On y reconnaît également des objets, ayant appartenu à Conan Doyle, qui l'ont inspiré pour écrire les histoires de Sherlock Holmes.
Classement : bien culturel d’intérêt régional.
Km 84.2
Montanaire (2 860 hab.)
Les communes de Chanéaz, Chapelle-sur-Moudon, Correvon, Denezy, Martherenges, Neyruz-sur-Moudon, Peyres-Possens, Saint-Cierges et Thierrens ont validé leur fusion pour former une nouvelle commune qui a vu le jour le 1er janvier 2013.
Km 89.2
Moudon (6 650 hab.)
Moudon a une origine celtique. C'est un vicus important à l'époque romaine. Le nom Moudon apparaît en 1161. En 1011, Moudon passe dans le domaine de l'évêque de Lausanne. Le comte Amédée Ier de Genève attaque ces positions et construit un castrum vers 1127. Le comte Thomas Ier de Savoie est investi du château en 1207. En 1219, l'évêque reconnaît à la Savoie la possession de Moudon, tout en y restant suzerain. La ville se développe alors. L'église Saint-Étienne est reconstruite dans son état actuel entre le XIIIe et le XIVe siècle. Moudon devient un centre administratif et judiciaire et capitale des États de Vaud. En 1536, elle passe sous domination bernoise et est le siège d'un bailliage. En 1798, la ville devient le chef-lieu du district de Moudon. Elle est intégrée au district de la Broye-Vully en 2008.
On y trouve de nombreux monuments datant de la période médiévale, notamment l'ancienne ville appelée « vieux bourg », constituée d'une unique rue traversant une colline fortifiée. Moudon abrite en particulier le château et sa tour romane, la tour de Layaz, la maison seigneuriale de Mézières, la maison seigneuriale de Rochefort, la maison d'Arnay, la maison des États de Vaud, la maison Loys de Villardin, la maison Tacheron, la fontaine de Moïse, la fontaine de la Justice, l'hôtel de ville, l'église réformée Saint-Étienne et enfin la tour de la Broye, tous inscrits comme biens culturels suisses d'importance nationale. Moudon fait partie depuis 2017 de l'association Les plus beaux villages de Suisse.
La ville a accueilli plusieurs arrivée du Tour de Romandie, dont deux contre-la-montre individuels enlevés en 1999 par Laurent Jalabert et en 2010 par Richie Porte. Le dernier vainqueur en ville était Marcel Kittel sur le Tour de Romandie 2016.
Château de Moudon
Construction : XIIe au XVe siècles.
Style : médiéval.
Histoire : La grande tour romane, seul élément partiellement conservé de la forteresse, a des origines mal documentées car la fondation du castrum par le comte de Genève, vers 1127-1132, concerne l’ensemble du noyau primitif de la ville haute. En revanche, la « tour du château » est mentionnée pour la première fois en 1233 et des édifices annexes à cette fortification apparaissent en 1341. Dès 1359, les baillis savoyards font exécuter de nombreux travaux d’entretien et de transformation durant les XIVe et XVe siècles.
La tour romane devait à l’origine s’élever sur une hauteur de 25 m environ. Elle est bâtie sur un plan allongé d’environ 24 x 16 m, avec une épaisseur constante des murs d’environ 3,40 m. Les murs formant l’enceinte extérieure du château ont en grande partie conservé leur tracé d’origine, malgré une grande campagne de reconstruction entre 1417 et 1436.
Après la conquête du Pays de Vaud par les Bernois en 1536, le siège baillival est déplacé au château de Lucens. La Tour de Moudon sert par la suite de prison et est amputée de la moitié de sa hauteur au XVIIe siècle. La ruine est encore gravement lézardée par un tremblement de terre en 1817, et l’on entreprend en 1884 sa démolition. Cette destruction est stoppée grâce à l’intervention de l’archéologue Albert Naef.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Maison des États de Vaud
Construction : XIIIe et XVe siècles.
Style : gothique tardif.
Histoire : une première façade est bâtie au XIIIe siècle, derrière l'actuelle. En 1418 l'actuelle façade est construite avec un passage couvert sous arcade qui se prolongeait dans les façades de toutes les autres maisons de la rue. Le style architectural est du gothique tardif. En 1832 elle est transformée, les arcades sont notamment fermées. En 1934 des travaux de restauration sont entrepris. Les arcades sont partiellement dégagées et les fenêtres en croix sont restituées. Les armoiries présentes sur la façade sont probablement savoyardes.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Temple Saint-Étienne de Moudon
Construction : XIIIe et XIVe siècles.
Style : gothique rayonnant.
Histoire : la première mention d'une église dédiée à Saint Étienne à Moudon date de 1134-1143. Surnommée « la cathédrale de la Broye » par les habitants, elle est la plus grande église paroissiale du canton de Vaud et l'un des meilleurs témoins du gothique rayonnant en Suisse romande. La construction débute vers 1281 et s'achève vers 1330 avec la réalisation des trois dernières voûtes et de la rose occidentale. Le clocher, ajouré à sa base de la porte de ville, est élevé entre les années 1417 et 1436. Des chapelles viennent ensuite se greffer sur les côtés. Les voûtes sont ornées de peintures en 1506-1512. La table de communion, gothique, date de 1564. L'orgue à buffet baroque de 1764 est dû au facteur Adrien-Joseph Pottier et aux sculpteurs Joseph Dellion et Charles Puidoux. Enfin, les vitraux datent de 1935-1937 (Ernest Biéler), et 1951-1953 (Charles Clément). L’église a été restaurée à plusieurs reprises aux XIXe et XXe siècles.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Km 102.2
Servion (2 230 hab.)
Zoo et Tropiquarium de Servion
Le Zoo de Servion est un parc zoologique situé sur la commune de Servion, à proximité de Lausanne. Construit en 1974 en bordure de forêt, il est limitrophe avec le Tropiquarium de Servion, autre parc animalier spécialisé en ornithologie tropicale et en herpétologie. Il y a deux entrées sur le site, le visiteur peut acheter l'une ou l'autre des entrées séparément ou profiter d'un billet à prix réduit pour visiter les deux espaces. Le zoo collabore avec d'autres zoos en Europe à la sauvegarde d'espèces menacées telles que le tigre de Sibérie, les lémuriens et le ouistiti pygmée.
Km 115
Chexbres (2 250 hab.)
Le physicien, aéronaute et océanaute Auguste Piccard, inventeur du bathyscaphe et spécialiste des vols en ballon, a longtemps vécu à Chexbres, où il est mort en 1962. Il a inspiré à Hergé le personnage du professeur Tournesol dans les aventures de Tintin.
Km 120
Saint-Saphorin (390 hab.)
Saint-Saphorin fait partie depuis 2017 de l'association Les plus beaux villages de Suisse.
Église réformée Saint-Symphorien
Construction : XIIe siècle.
Histoire : la première église catholique est fondée autour de 590 et dédiée à Symphorien d'Autun. Progressivement, l'église va donner son nom au village qui l'entoure. Entre le XIIe siècle et l'invasion bernoise de 1536, le village et l'église appartiennent aux évêques de Lausanne dont le dernier représentant, Sébastien de Montfalcon, est représenté à genoux devant la Vierge Marie sur le vitrail principal de l'église. Après 1536, l'église passe au culte protestant.
Signe particulier : l’église est bâtie sur les ruines de la villa gallo-romaine qui se trouve dans son sous-sol et qui se dressait sur les lieux jusqu'au raz-de-marée produit par l'effondrement du mont Tauredunum en 563.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Km 123.7
Puidoux (2 970 hab.)
Les habitants de la commune sont surnommés les Amoureux (des amoureux étaient représentés sur les anciennes armoiries de la commune).
Tour de Marsens
Construction : XIIe et XVe siècle.
Histoire : la tour de Marsens, bâtie peut-être déjà au XIIe siècle, est mentionnée pour la première fois dans les sources d'archives en 1272. Le nom de Marsens renvoie sans doute à l'abbaye d'Humilimont près de Marsens, qui possédait des propriétés dans la région. Cette fortification appartient un temps à l'évêque de Lausanne, puis à la famille Francoz en 1287, et passe en 1356 à Jean de Montsalvens, comte de Gruyère. Elle est cédée en 1527 à Jean de Plait, bourgeois de Fribourg. À la fin du XVe siècle, la tour devient une habitation jusqu'au XIXe siècle, où elle tombe en décrépitude. En 1867, François Naef, pasteur et historien de Lutry, rachète le domaine et fait rénover la tour. La famille, toujours propriétaire, crée en 1969 une fondation pour préserver le monument.,
Signe particulier : l'édifice est entouré par des vignes en terrasse sur l'aire d'appellation de Lavaux. Les vins sont produits par différents cépages parmi lesquels du chasselas, du Pinot noir, du Gamaret et du Diolinoir.
Classement : bien culturel d’importance régionale.
Km 125.7
Bourg-en-Lavaux (5 460 hab.)
La commune de Bourg-en-Lavaux est née le 1er juillet 2011 de la fusion des communes de Cully, d'Épesses, de Grandvaux, de Riex, et de Villette.
Lavaux
Le vignoble en terrasses de Lavaux est inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007 en tant que « paysage culturel vivant ». Ce vignoble est une « œuvre conjuguée de l’homme et de la nature, qui exprime une longue et intime relation des peuples avec leur environnement ». Il est reconnu comme ayant une Valeur Universelle Exceptionnelle aux yeux de l'Humanité.
Cully Jazz Festival
Le Cully Jazz Festival est un festival musical organisé chaque année entre la fin du mois de mars et le début du mois d’avril à Cully, au bord du lac Léman. Fondé en 1983 par Daniel Thentz et Emmanuel Gétaz, il attire 65 000 personnes pour une quarantaine de concerts répartis sur trois scènes : Le Chapiteau, le Temple et le Next Step. En parallèle, le Festival OFF, apparu en 1986, permet à de jeunes artistes de se produire dans plus d'une dizaine de cafés et caveaux de la ville. Le festival a notamment accueilli Bobby Mc Ferrin, Wayne Shorter, Gilberto Gil, Madeleine Peyroux, Marianne Faithfull, Charles Lloyd, Jan Garbarek, Carla Bley, Marcus Miller, Michel Petrucciani, John Scofield, Ahmad Jamal, Randy Weston, Thomas Dutronc, Monty Alexander ou Gregory Porter.
L’édition 2026 a eu lieu entre le 10 et le 18 avril avec Melody Gardot en vedette.
Tour de Gourze
Construction : XIe siècle.
Style : médiéval.
Histoire : plusieurs dates ont été formulées quant à son origine : tantôt au IXe siècle par la reine Berthe pour protéger Lavaux des invasions sarrasines ou à la fin du XIe siècle par les évêques de Lausanne. Elle est mentionnée pour la première fois dans un document en 1279 sous le nom de Castrum Gurzi. Elle est incendiée au début du XIVe siècle après des conflits entre l'évêché de Lausanne et des bourgeois. La tour est rénovée en 1397 sur ordre de l'évêque de Lausanne, Guillaume de Menthonay. En 1536, les Bernois s'emparent du pays de Vaud. L'état de la tour se dégrade jusqu'en 1878 où des restaurations sont entreprises. En 1910, la tour devient la propriété de l'État de Vaud qui assure désormais son entretien.
Classement : bien culturel d’importance régionale.
Km 129.6
Lutry (10 750 hab.)
La Fête des Vendanges a lieu chaque année le dernier week-end de septembre. Elle accueille chaque année environ 20 000 personnes en 3 jours de fêtes. Les enfants des écoles de Lutry et des groupes de fanfare et musique font le spectacle du dimanche. Les bénéfices de l'événement sont entièrement destinés la colonie de vacances de Lutry.
Château de Lutry
Construction : XIe siècle.
Style : médiéval.
Histoire : le château de Lutry a été construit initialement au XIVe siècle par les évêques de Lausanne afin d'y loger la famille des Mayor de Lutry, qui étaient, comme leur nom l'indique, chargés de la fonction de mayor (représentant de l'évêque et gouverneur) dès 1160. Après la conquête bernoise, le château est racheté par Pierre de Crousaz, qui le transforme en pseudo château fort, avec un pont-levis, des tourelles, deux échauguettes et une porte d'entrée monumentale ornée de ses armoiries. Le dernier descendant de la famille de Crousaz, légua le bâtiment à la ville de Lutry en 1854. Les autorités communales y installèrent l'administration en1942 et procédèrent à plusieurs restaurations successives.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Temple de Lutry
Construction : XIIe au XVIe siècle.
Style : gothique.
Histoire : la première église romane, dédiée à saint Martin, est bâtie à la fin du XIIe siècle par les bénédictins. Détruite par un incendie en 1344, elle est reconstruite en style gothique à l'exception du clocher qui ne sera terminé qu'au XVIe siècle. Après l'invasion bernoise, l'ancienne chapelle est remplacée par un second clocher en 1569, le premier étant finalement détruit en 1820. C'est de la même époque que date la voûte peinte due au peintre Humbert Mareschet. Entre 1986 et 1988, des travaux de restauration ont permis de rendre au bâtiment son apparence originelle.
Signe particulier : l’église accueille de nombreux concerts dont, en particulier les Concerts Bach de Lutry qui ont lieu chaque année depuis 1957.
Classement : bien culturel d’importance nationale.
Maison de Prez
Construction : XVIe siècle.
Style : gothique.
Histoire : la maison De Prez, du nom de la famille qui l’a faite construire, a été bâtie au début du XVIe siècle. Elle comporte trois étages, allant d'un rez-de-chaussée très élevé à un dernier étage écrasé. Sa façade Ouest une des seules de type gothique réalisée en molasse. Elle possède, au rez-de-chaussée, deux puits qui représentent le premier système d'alimentation connu en eau dans le village. Les deux bâtiments voisins, et en particulier la maison du numéro 6 de la même rue, présentent des façades neutres à la suite de transformations tardives ; elles sont cependant également des exemples d'aménagements gothiques jugés « dans un état de conservation exceptionnel ».
Classement : bien culturel d’importance nationale.

