Retrouvez ici prochainement tous les points culturels autour de l'étape du jour.
En attendant, n'hésitez pas à retourner sur la page étape pour découvrir toutes les informations touristiques autour des villes départ et arrivée de l'étape !
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Brochon (660 hab.)
Le vignoble de Brochon est un des plus prestigieux de Bourgogne. Entre Fixin et Gevrey-Chambertin ses vignes sont divisées en trois au sud avec 51 h& dans l'appellation AOC Gevrey-Chambertin, au nord avec 42 ha dans l'appellation AOC Côte de Nuits Villages sans oublier le 1er Crus Clos de la Perriére de 1 ha environ en appellation Fixin sur la commune de Brochon, et enfin dans le bas du village se trouvent les appellations régionale Bourgogne blanc ou rouge.
Château de Brochon
Construction : XIXe siècle.
Histoire : né des rêves du poète Stéphen Liégeard et construit entre1895 et 1898 sur le modèle des châteaux du Val de Loire, c’est le dernier grand château de Bourgogne. Stéphen Liégeard (1830-1925), ancien homme politique, avait hérité des terres de son grand-père. Il décide de doter le village de Brochon d'un monument d’inspiration Renaissance. Entamé en 1895 peu après la grave crise du phylloxéra, le chantier a aussi une vocation philanthropique : Liégeard voulait redonner du travail aux petits exploitants viticoles ruinés.
Caractéristiques : les architectes sont Albert Leprince et Louis Perreau. L'architecture est néo-renaissance, fortement influencée par les châteaux de la Loire (Azay-le-Rideau pour la façade est, Chenonceau pour ses grandes arcades, Blois et Chambord pour les cheminées et chiens-assis). La décoration intérieure est en revanche inspirée du XVIIIe siècle. Elle est confiée à des artistes de renom : Xavier Schanosky pour certaines sculptures et des lambris, Achille Cesbron pour les peintures, Paul Gasq pour d'autres sculptures.
Destination actuelle : le château abrite aujourd’hui le lycée Stéphen Liégeard, qui rend hommage au poète et sous-préfet, inventeur de l’expression « la Côte d’Azur ».
Classement : classé Monument historique en 1984.
Réserve naturelle nationale de la combe Lavaux-Jean Roland
La réserve naturelle se trouve dans la côte dijonnaise, bordure calcaire de la plaine de Saône, sur les communes de Gevrey-Chambertin et Brochon. La combe Lavaux présente l’aspect d’un cirque rocheux abrupt en haut duquel se détachent de gigantesques monolithes et dont les éboulis sont couverts d’une végétation forestière et de buis. La réserve naturelle inclut le bois des Grandes Moissonières, la combe Saint Martin, le Plain des Essoyottes, la combe Chaudron, la Grande Bossière, la combe du Moine, les friches et la combe de Brochon. La réserve naturelle doit son nom au naturaliste d’origine dijonnaise qui a été de 1992 à 2004 le directeur de l'association devenue depuis « Réserves naturelles de France ».
Fixin (700 hab.)
Ce village viticole a donné son nom à une appellation d'origine contrôlée rouge ou blanc produit sur une partie de sa commune et de celle de Brochon. C'est une des appellations communales du vignoble de la côte de Nuits, entre l'aire de production du marsannay au nord et du gevrey-chambertin au sud. La production de rouge est dominante : 93,5 % du volume, pour 6,5 % pour le blanc. L'appellation compte six climats classés en premier cru, qui représentent approximativement 10 % de la production de rouge.
Parmi les célébrités locales, le grognard Cloude Loisot, fidèle grognard de Napoléon Ier, à qui un musée est dédié, mais aussi l’acteur et réalisateur Arnaud Viard (Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part) et sa sœur Virginie, ancienne directrice artistique de la maison Chanel. L’ancien ministre Arnaud Montebourg a aussi passé son enfance à Fixin. Fixin abrite deux églises remarquables, Saint-Antoine à Fixey (classée en 1912) et Saint-Martin à Fixin (inscrite MH en 1947).
Église Saint-Antoine de Fixey
Construction : XIIe et XVe siècle.
Style : roman.
Histoire : chef-d'œuvre de l'architecture romane avec son toit en laves et son clocher en tuile vernissée de Bourgogne, elle se situe dans le hameau de Fixey, dans la commune de Fixin. Fixey appartenait à l'origine à l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon. En 902 s’élève à cet emplacement un oratoire roman dédié à Saint Antoine, qui s’agrandit avec le temps en église. C’est le plus ancien édifice roman de la région dijonnaise.
Classement : classée Monument historique depuis 1912.
Musée et parc Noisot
Ouverture : 1847.
Histoire : en 1835, en prenant sa retraite à Fixin, le capitaine Claude Noisot (1787-1861), ancien grognard et fidèle admirateur de l'empereur Napoléon Ier, qu’il avait suivi en exil sur l'Ile d'Elbe, fit aménager le « parc Noisot » planté entre 1830 et 1840 de pins laricio de Corse sur un terrain de 5 ha qu'il avait acheté sur les hauteurs de Fixin. Il y créa le musée Napoléon Ier dédié à l’empereur dans le bastion crénelé de son parc (réplique de l'habitation qu'habitait l'empereur en exil à l'Île d'Elbe). Il y exposait des souvenirs des guerres napoléoniennes, statues, tableaux, objets, documents ... Le musée fut inauguré le 19 septembre 1847 par Louis-Napoléon Bonaparte, alors futur président de la République française et futur empereur Napoléon III.
Signe particulier : Claude Noisot fit réaliser par son ami et sculpteur dijonnais François Rude une statue en bronze nommée Napoléon s'éveillant à l'immortalité en hommage à l'empereur. Elle représente Napoléon Ier enchaîné à son rocher de Sainte-Hélène qui reprend vie pour se libérer.
La petite histoire : en 1840, Noisot fit tailler cent marches dans la roche des falaises de son parc pour rappeler les Cent-Jours, période de retour au pouvoir de Napoléon Ier du 1er mars au 18 juin 1815 entre la première Restauration et la seconde Restauration.
Classement : parc classé Monument historique depuis 2024. Musée de France.
Couchey (1 100 hab.)
Ce village viticole se trouve dans l’aire de l’AOC Marsannay. Ses habitants furent surnommés les loups, car d'après la légende, lors d'une famine, ils attaquèrent un convoi de nourriture. Son château d’allure médiévale (XIIIe au XVIIe siècle) est flanqué de deux tours rondes et percé d’une tour-porche centrale dans laquelle ouvre une porte latérale. Démantelé et revendu en trois lots pendant la Révolution, c’est une propriété privée qui ne se visite pas.
Marsannay-la-Côte (5 430 hab.)
Marsannay-la-Côte est un village viticole réputé de Bourgogne. L’AOC Marsannay est l'appellation communale la plus septentrionale du vignoble de la côte de Nuits. Elle a la particularité d'être produite dans les trois couleurs, en rouge (majoritairement, 76 % de la production en 2023), blanc (18 %) et rosé (cette dernière se faisant rare avec 6 % de la production). L'appellation marsannay ne comprend, jusqu'à présent, aucun premier cru. Une requête a été déposée auprès de l'INAO pour que plusieurs de ses climats puissent le devenir.
Né à Marsannay-la-Côte, Jean Colotte était un grand espoir du cyclo-cross décédé accidentellement en 1936. En son honneur, un contre-la-montre de 95 km fut organisé de 1937 à 1947 autour de la commune, puis un cyclo-cross au début des années 1950.
Café du Rocher
Création : 1830.
Histoire : créé en 1830, il s'agit d'un des plus anciens cafés de France. Il serait ainsi le troisième café français encore existant après le célèbre Procope de Paris (1686) et le café de la Table Ronde à Grenoble (1789). À l'origine, il portait le nom de Relais du soldat de Napoléon eu égard au grognard tavernier qui l'administrait alors. Le titre de Café historique européen lui a été remis en 2002.
Signe particulier : il possède un ensemble de quatre paysages animés peints dans les années 1830 par un soldat ayant participé aux guerres napoléoniennes.
Destination actuelle : il s’appelle aujourd’hui La Table du Rocher.
Classement : classé Monument historique en 2017.
Corcelles-les-Monts (680 hab.)
La commune, limitrophe de Dijon, se situe au pied du mont Afrique. Ce sommet tabulaire de 600 m tire peut-être son nom d’une garnison romaine constitué de troupes africaines : un camp romain était en effet installé au sommet. Un réduit (fort) défensif, le réduit Lambert, est positionné au sommet. Prévu pour accueillir 600 hommes, il est construit en 1878 et 1879. Il est aujourd’hui occupé par la brigade canine de la sécurité publique de Dijon. Le mont Afrique accueille également le premier phare terrestre permettant la navigation aérienne, inauguré en 1925. Sur la commune se trouve un élégant château privé du XVIIe siècle, le château de Gouville, qui ne se visite pas.
Km 11.4 – Corcelles-les-Monts (Pop. 680)
The commune, which borders Dijon, is located at the foot of Mont Afrique. This 600-metre-high table-top mountain may have taken its name from a Roman garrison made up of African troops: a Roman camp was indeed set up at the summit. A defensive redoubt, the Redoubt Lambert, is located at the summit. Designed to accommodate 600 men, it was built in 1878 and 1879. Today, it is occupied by the Dijon public security canine brigade. Mont Afrique is also home to the first land-based lighthouse for air navigation, inaugurated in 1925. The commune is home to an elegant 17th-century private château, Château de Gouville, which is not open to visitors.