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France
Région Auvergne-Rhône Alpes
Départements : Ain, Allier, Ardèche, Cantal, Drôme, Isère, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Métropole de Lyon, Savoie, Haute-Savoie.
Population : 8 millions d’habitants
Préfecture : Lyon
Superficie : 69 711 km2
Spécialités : vins du Beaujolais, des côtes du Rhône et de Savoie, spécialités lyonnaises (quenelles, cervelles de canut, saucisson..), potée auvergnate, spécialités savoyardes (raclette, fondue, tartiflettes, diots, crozets), fromages (beaufort, reblochon, cantal, bleu d’Auvergne, Salers, saint-Nectaire…), lentille verte du Puy, eaux (Evian, Thonon, Volvic) verveine, chartreuse.
Clubs sportifs : Olympique Lyonnais, AS Saint-Etienne, Clermont Foot 63, Grenoble Foot 38 (football). ASM Clermont, Lyon OU, FC Grenoble, Stade Aurillacois, US Oyonnax (rugby), ASVEL Villeurbanne (basket), Chambéry (handball), Brûleurs de loup Grenoble, Pionniers de Chamonix (hockey-sur-glace)
Compétitions : coupe du monde de football féminin, compétitions de ski (critérium de la Première neige à Val d’Isère), cols du Tour de France, Critérium du Dauphiné.
Économie : (8e région européenne) industries de pointe, automobile (Berliet), métallurgie, caoutchouc, plastiques, chimie, électronique, agroalimentaire, textile, numérique, banques, universités, administrations, viticulture. Pneumatiques (Michelin). Design. Nouvelles technologies (Inovallée). Tourisme d’hiver et d’été.
Festivals : Fête des Lumières à Lyon / Nuits de Fourvière à Lyon / Quais du polar à Lyon / Biennale du design à Saint-Etienne / Festival de musique classique de La Chaise-Dieu
Sites touristiques : vieux Lyon et Croix-Rousse, cathédrale du Puy-en-Velay, lac d’Annecy, château de Chambéry, sports d’hivers en Isère, Savoie et Haute-Savoie, Cantal, Stations thermales, volcans d’Auvergne. Caverne du Pont d’Arc. Château de Grignan. Bastille de Grenoble. Vulcania. Parc des Oiseaux.
Sites web et réseaux sociaux : www.auvergnerhonealpes.fr
AIN (01)
Population : 671 289 hab. (Aindinois, Aindinoises)
Préfecture : Bourg-en-Bresse
Sous-préfectures : Nantua, Belley et Gex
Superficie : 5 762 km 2
Région : Auvergne-Rhône-Alpes
Spécialités : volaille de Bresse (seule volaille AOC-AOP du monde), crème et beurre de Bresse, Vins du Bugey, fromages (comté, Bleu de Gex, morbier...), poissons des Dombes, quenelles de brochet sauce Nantua, tarte bressane, tarte de Pérouges...
Patrimoine : Monastère royal de Brou, basilique d’Ars (Ars sur Formans), Parc des oiseaux, la maison d’Izieu, cité médiévale de Pérouges, château des Allymes, abbaye d’Ambronay, Musée de la Bresse appelé désormais Domaine des saveurs-Les Planons, ainsi que 38 sites labellisés espaces naturels sensibles...
Sport : US Oyonnax (rugby), JL Bourg (Basket), USBPA (rugby), FBBP01 (foot). Compétitions majeures : Tour de l’Ain cycliste. Jumping international de Bourg-en-Bresse (CSI 4****). Grand Prix de tennis de Bourg Open de l’Ain. L’Ain’ternational Rhône-Alpes Valromey Tour (Epreuve internationale juniors 1 et 2 par équipe). Mondial de Quad de Pont-de-Vaux. La Forestière UCI. La Bisous (cyclosportive). L'Aindinoise (cyclosportive)
Patrimoine : Monastère royal de Brou, basilique d'Ars (Ars-sur-Formans), Parc des oiseaux, la cité médiévale de Châtillon-sur-Chalaronne, la maison d'Izieu, la cité médiévale de Pérouges, le château des Allymes, l'abbaye d'Ambronay, le Domaine des saveurs-Les Planons, la cuivrerie de Cerdon… Également un patrimoine naturel d'exception : 40 sites labellisés espaces naturels sensibles, de nombreux lacs, cascades, domaines skiables, le col du Grand Colombier...
Culture : Festival de musique baroque d’Ambronay / Le Printemps de Pérouges (musique) / Les musicales du Parc des oiseaux / Le festival BD dans l’Ain / Festival cuivres en Dombes / Oh ! Bugey festival / À la folie pas du tout / Le grand marché des AOC-AOP-IGP / Les entretiens de Belley (événement gastronomique)
Économie : 1er département industriel de France. En janvier 2019, le Département de l'Ain a lancé son label Origin'Ain pour promouvoir ses nombreux savoir-faire (400 entreprises). De nombreux pôles de compétitivité d’envergure internationale (La Plastic Vallée, Alimentec, Le Parc industriel de la plaine de l'Ain...)
Sites web et réseaux sociaux : www.ain.fr / www.tourdefrance-ain.fr / www.ain-tourisme.com / Facebook : @Departement01 / Instagram : @ain.le.departement / Twitter : @Departement_AIN / Youtube : Département de l'Ain / Snapchat : Snapdelain
Cessy (5 830 hab.)
Le Grand collisionneur de hardons, le plus puissant accélérateur de particules au monde, passe sous le village.
Grand collisionneur de hardons
Le Grand collisionneur de hadrons (en anglais : Large Hadron Collider — LHC) est un accélérateur de particules mis en fonction en 2008 au CERN et situé dans la région frontalière entre la France et la Suisse, entre la périphérie nord-ouest de Genève et le pays de Gex (France). C'est l'accélérateur de particules le plus puissant construit à ce jour, a fortiori depuis son amélioration achevée en 2015 après deux ans de mise à l'arrêt. Il est même présenté comme le plus grand dispositif expérimental jamais construit pour valider des théories physiques. En 2012, il confirme l'existence du boson de Higgs. Le LHC a été construit dans le tunnel circulaire (26 659 m de longueur) de son prédécesseur, le collisionneur LEP (Large Electron Positron).
Gex (13 620 hab.)
Sous-préfecture de l’Ain, Gex fait partie de la zone urbaine de Genève et voit sa population augmenter régulièrement en raison de cette proximité avec la Suisse, où travaillent de nombreux frontaliers. À partir de 1952, Gex développe son tourisme d'hiver grâce à la station de Mijoux-La Faucille, accessible par le col de la Faucille. À partir des années 1960, l’arrivée de nombreux travailleurs frontaliers et du CERN transforme la ville avec la création de nouveaux quartiers de logements. Gex conserve cependant son centre historique, avec des maisons des XVe et XVIe siècles et une église rénovée au XIXe siècle.
Parmi les spécialités locales, il faut noter le bleu de Gex, fromage au lait cru à base de lait de vache et à pâte persillée.
Le Tour de France messieurs a fait étape à deux reprises à Gex, voilà plus d’un siècle, en 1920 et 1924, avec des victoires de Nicolas Frantz et Léon Scieur.
Col de la Faucille (1 320 m)
Le Tour de France messieurs emprunte régulièrement la Col de la Faucille (41 passages). Le col de la Faucille, grimpé par Mijoux, fut au programme de l'arrivée de la 2e étape du Tour de l'Ain 2019. Alexandre Geniez s'imposait au sommet au sprint devant Thibaut Pinot, Mathias Frank et Artem Nych. Il prenait provisoirement le maillot jaune.
Région Bourgogne-Franche Comté
Départements : Côte d’Or, Doubs, Jura, Nièvre, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Yonne, Territoire de Belfort
Population : 2,8 millions d’habitants
Préfecture : Dijon
Superficie : 47 784 km2
Spécialités : vins de Bourgogne et du Maconnais, vins du Jura, fromages (Comté, Mont d’Or, morbier, bleu de Gex, cancoillotte), bœuf bourguignon, volaille de Bresse, kir.
Clubs sportifs : FGC Sochaux, AJ Auxerre, FC Gueugnon (football), Elan sportif chalonnais, JDA Dijon (basket), Jeanne d’Arc Dijon (handball)
Compétitions : courses automobiles sur le circuit de Dijon-Prenois, cyclosportive la Franck Pineau à Auxerre
Économie : automobile (Peugeot-Montbéliard), Alstom, General Electric (ferroviaire), sidérurgie, mines, parachimie, industrie pharmaceutique, électronique, plasturgie, papeterie, industries mécaniques et automobiles, agriculture (céréales, betterave, élevage bovin, fromages). Sylviculture. Horlogerie. Tourisme.
Festivals : Eurockéennes de Belfort, ventes des hospices de Beaune, Grandes heures de Cluny, Rencontres musicales de Vézelay, Ecrans de l’aventure à Dijon, Foire internationale et gastronomique de Dijon, Fenêtres sur courts à Dijon. Bicentenaire Courbet. Festival de musique ancienne de Besançon.
Sites touristiques : abbaye de Fontenay, basilique de Vézelay, chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp, vignoble de Bourgogne, citadelle de Besançon, Palais des Ducs de Bourgogne à Dijon, saline royale d’Arc-et-Senans, cathédrale d’Autun, château de Guédelon, hospices de Beaune, citadelle et Lion de Belfort, abbaye de Cluny, ballon d’Alsace, roche de Solutré.
Sites web et réseaux sociaux : www.bourgognefranchecomte.fr
JURA (39)
Population : 256 000 hab.
Préfecture : Lons-le-Saunier
Sous-préfectures : Dole, Saint-Claude
Superficie : 5 000 km²
Spécialités : Comté, Morbier (fromage), Vache Qui Rit (fromage en portions), Vins du Jura (7 AOC dont le Vin Jaune, Château-Chalon, l’Etoile, le Macvin, le Marc du Jura, le Crémant du Jura, le Vin de Paille), jouets, pipes de Saint-Claude, horlogerie, lunetterie, boissellerie, sous-traitance industrielle, observation de la faune sauvage (lynx, aigle, tétras-lyre, chamois)
Compétitions : La Forestière (rando-course VTT de 40 à 100 km), la Transjurassienne (must du ski nordique en France), le Tour du Jura cycliste, Critérium de Dole, Triathlon international de Chalain, Triathlon international de Vouglans, Jumping international de Lons, Rock’N Horses, Transju trail, Trail des reculées, Open International de Tennis du Jura.
Sites touristiques : station des Rousses, lacs du Jura, Saline royale d’Arc-et-Senans, thermalisme (Lons-le-Saunier), Musée des Beaux-Arts et Maison Louis Pasteur à Dole, Musée de la pipe et du diamant de Saint-Claude, Musée de la lunette à Morez, Cascades du Hérisson et plateau des 7 lacs (Inscription Grands Sites de France), Pic de l’aigle et Belvédère des 4 lacs, Lac de Vouglans, Reculée de Baume-les-Messieurs, Gorges de la Langouette et Haute Vallée de la Saine, Hautes Combes, etc.
Festivals / concerts : Le Festival du Jouet et de l’enfant Idéklic (Moirans-en-Montagne), le Moulin de Brainans, Cirque et Fanfare (Dole), festival bouche à oreille (Musiques en Petite Montagne), festival NoLogo (Fraisans).
Économie : plasturgie, chimie, agroalimentaire, décolletage, sous-traitance industrie du luxe, lunetterie, horlogerie, construction bois, élevage, tourisme quatre saisons, thermalisme, sous-traitance automobile et aéronautique, viticulture, fromages.
Sites web / FB : www.jura.fr / https://www.facebook.com/departementdujura/ / https://www.instagram.com/departementdujura/ / www.jura-tourism.com / https://www.facebook.com/juratourism/ / https://www.instagram.com/juratourisme/
Lajoux (960 hab.)
À signaler dans l’église de Lajoux de beaux vitraux du peintre Coghuf, qui eut une forte influence dans la région. Un peu plus loin, aux Genevez, les vitraux de l’église sont l’œuvre de l’un de ses élèves, Yves Voirol.
Lamoura (670 hab.)
Lamoura est l'un des quatre villages de la station des Rousses. Le lac de Lamoura est le lieu de départ de la course de ski de fond la Transjurassienne, qui rallie Lamoura à Mouthe (Doubs) après 76 km de course.
Station des Rousses
La station des Rousses s‘enorgueillit d’être le berceau du ski en France. Des origines, en 1899, subsiste une histoire devenue légende : la rencontre, entre le maire Félix Péclet et un officier de l’armée des Indes qui lui fit découvrir tout l’intérêt de ce moyen de déplacement original. En tout cas, on fabrique des skis dans la station depuis de très longues années, comme en atteste le musée du ski créé par Roger Tinquely au sous-sol du gîte le Grand Tétras. Et la station abrite la dernière fabrique de skis nordiques en France, l’usine Vandel, installée à Bois-d’Amont, le village de l’ancien champion de combiné nordique Jason Lamy-Chappuis. La plus grande course de ski de fond de France, la Transjurassienne, s’élance également du village de Lamoura, l’une des quatre communes qui constituent la station. Autre course classique organisée dans la station, la Traversée du Massacre, qui doit son nom à la forêt qui borde les Rousses. C’est aussi aux Rousses que l’explorateur Paul-Emile Victor s’initia à la pratique du ski.
Mais, le ski alpin n’est pas oublié dans la station du Haut-Jura. Bois-d’Amont est d’ailleurs également le village natal de Léo Lacroix, l‘un des plus grands champions de l’histoire du ski français, médaillé d’argent en descente aux Jeux d’Innsbruck en 1964 et double dauphin de Jean-Claude Killy en 1966 aux championnats du monde Portillo au Chili.
La station des Rousses a accueilli le Tour de France masculin à deux reprises au XXIe siècle. En 2010, c’est Sylvain Chavanel qui s’y était imposé sous un orage torrentiel. En 2017, c’est Lilian Calmejane qui y avait signé le plus beau solo de sa carrière.
Fort du Risoux (ou Fort Guyot)
Fondation : construit au XIXe siècle (1880 à 1884).
Situation : sur un promontoire de la forêt du Risoux au-dessus du lac des Rousses.
Caractéristiques : fort Séré de Rivières de première génération construit en pierre de taille locale.
Histoire : il est déclassé en 1892 et ne joua aucun rôle militaire, bien que faisant partie du secteur fortifié du Jura de la ligne Maginot. Le fort a servi jusqu'en juin 1997 pour des entraînements à la manipulation d’explosifs par le centre d'entrainement commando stationné au fort des Rousses.
Fort des Rousses
Construction : XIXe siècle.
Histoire : construit à partir de 1848 et achevé en 1862 pour faire face à une invasion par la Suisse, le fort des Rousses ne connut guère d’application militaire. Abandonné en 1919, il abrite des colonies de vacances. Récupéré par l’armée après la Seconde Guerre mondiale, il abrita le centre de formation militaire de ski. En 1997, l'État le vend à la commune des Rousses. Il est alors restructuré pour abriter les caves d'affinages des fromageries Arnaud et l'entreprise de lunetterie Comotec. La fromagerie Arnaud-Juraflore aménage d'immenses halles d'affinage dans les caves voûtées, qui affichent été comme hiver une température de 8°. Plus de 55 000 meules de comté y mûrissent. Il sert aussi de cadre à un parcours d’aventure et d’exploration de souterrains.
Saint-Claude (12 000 hab.)
Condat (son premier nom) se situe au confluent de la Bienne et du Tacon. En 510, elle prend le nom de son quatrième abbé, Saint Oyan, dont le prestige s'effaça vers le XIIe au profit de son 12e abbé, saint Claude, mort vers 700 après avoir été évêque de Besançon (lieu de pèlerinage, la ville profite en 1160, de la découverte du corps intact de l’abbé Claude, décédé 460 ans auparavant, pour augmenter sa renommée).
Centre de sculpture sur bois et sur pierre au Moyen-Âge, puis de taillerie au XVIIIe, de lutherie, de fabrication de tabatières et de pipes. Musée de la Pipe et des diamants. Vestiges des anciens remparts.
Saint-Claude est la ville natale d’Alexis Vuillermoz, vainqueur de la 8e étape du Tour de France 2015 à Mûr-de-Bretagne et d’une étape du Dauphiné en 2022. Ancien spécialiste du VTT, il a disputé huit Tours de France et terminé 13e en 2017. Il a pris sa retraite sportive en 2024.
Cathédrale Saint-Pierre-Saint-Paul-et-Saint-André
Situation : au pied du Mont Bayard, la cathédrale, loin d’être écrasée par la montagne, paraît faire corps avec elle.
Style : gothique.
Histoire : ancienne église abbatiale du XIVe siècle de l’Abbaye de Saint-Oyend, fondée au Ve siècle, elle a été élevée au rang de cathédrale en 1742.
Caractéristiques : fortifiée XIVe-XVIIe : contreforts à échauguettes et flèches ; abside XVe siècle, façade classique 1727, vitraux XVe siècle. Les murs extérieurs font plus de trois mètres d’épaisseur. L’ensemble est sévère et massif. L'une de ses particularités est que l'un de ses clochers (flanc gauche) n'a jamais été terminé.
Classement : classée Monument Historique dès 1906.
Musée de la Pipe et des diamants
Saint-Claude est au XIXe siècle le centre mondial de l'industrie de la pipe et un site réputé de taille du diamant et des pierres précieuses. La Confrérie des maîtres-pipiers et l'Association des Diamantaires du Haut-Jura de Saint-Claude se sont associées pour présenter dans ce musée l'histoire de la fabrication des pipes, ainsi que l'histoire de l'industrie de la taille des pierres précieuses à Saint-Claude. Y sont exposés des collections de pipes d'hier et d'aujourd'hui, tabatières, diamants, pierres précieuses et pierres de synthèse taillés, chefs-d’œuvre de différents artisans, outils et machines d'autrefois, atelier de fabrication et de taille, photos, documents, projection de vidéo... Le musée expose une série de pipes uniques, chacune à l'effigie d'un président de la République française. Des pipes extraordinaires (la plus longue pipe du monde) ou historiques (la pipe de maïs des Amérindiens micmacs, rendue célèbre par le général américain Douglas MacArthur) y figurent également.
Longchaumois (1 140 hab.)
Cette petite station de sports d’hiver est le siège du lunetier Julbo, partenaire de l’équipe cycliste Groupama-FDJ United. C’est aussi le village de Clément Berthet, qui a logiquement commencé sa carrière en ski de fond avant de se lancer dans le VTT. Passé professionnel sur route en 2020, il porte aujourd’hui les couleurs de la formation Groupama. Marié à la coureuse Juliette Labous depuis octobre 2025, il a participé au Tour de France à deux reprises en 2023 et 2025.
Hauts de Bienne (5 100 hab.)
Commune formée en 2016 de la fusion de Morez, La Mouille et Lézat. Marquée aux XXe et XXIe siècles par l'industrie de la lunette, après avoir été, au XIXe siècle, la capitale de l'horloge comtoise, Morez est située à proximité de la frontière suisse, au pied de la station des Rousses. Elle est la deuxième ville du parc naturel régional du Haut-Jura. La ville dispose d’un musée de la lunette. Des industriels qui ont laissé leur marque comme Henri Lissac (lunetier) ou Lucien Terraillon (balances), sont originaires de Morez.
Musée de la lunette
Ouverture : 2003.
Histoire : Morez est aujourd'hui, et depuis le début du XIXe siècle, la capitale de la lunetterie française. La ville doit son existence à la présence d'un cours d'eau, la Bienne, qui a permis le travail du fer. Morez est en effet une ville relativement jeune. Ce n'est qu'au XVIe siècle que des hommes s'installent au lieu-dit la Combe noire. Parmi eux un forgeron, Étienne Morel qui donnera son nom au village : Morez.
Caractéristiques : quatre cent cinquante lunettes modernes et anciennes sont ici présentées parmi les 2 500 objets que contient la collection. Les lunettes présentées ont été choisies pour leur histoire, leur propriétaire (notamment Marie de Médicis, Victoire de France ou Sarah Bernhardt), leur designer (André Courrèges ou Philippe Starck), leur forme, les matériaux utilisés ou la technique de fabrication. Pour finir, les principaux modèles issus des ateliers moréziens sont également présentés.
Label : Musée de France.
Morbier (2 300 hab.)
Tient probablement son nom d'un ancien bief descendant du lieu-dit « la Carronnée » au centre du village et qui se serait jadis tari. Elle est réputée pour son fromage homonyme (le morbier), son domaine de ski nordique et son horlogerie. Au XIXe siècle, Morbier est avec Morez la capitale de l’horloge comtoise.
Fromages du Jura
Le comté : il est le premier fromage français d'appellation d'origine contrôlée. Le comté ne peut être produit en dehors du massif jurassien, sur une région qui couvre le Jura, une partie du Doubs et une partie de l’Ain. C’est un fromage de vache au lait cru à pâte pressée cuite, qui se présente en grandes meules de 75 cm de diamètre. Il faut environ 450 litres de lait pour produire une meule de comté de 35 kilos. Il est élaboré́ artisanalement dans plus de 190 petites fromageries de village, les « fruitières », qui collectent chaque jour le lait des fermes alentour. Pour prendre son goût, le comté n’est pas pressé, en effet sa maturation en cave d'affinage est au minimum de 4 mois, (souvent 6 mois, voire beaucoup plus) et il se caractérise par son étonnante richesse aromatique.
Le morbier : à la coupe, on remarque une ligne horizontale foncée au milieu de sa belle couleur crème. L'origine de cette particularité́ vient de sa fabrication première dans les fermes modestes (peu abondant, le caillé de la traite du matin était protégé́ par un peu de suie en attendant de se joindre à celui du soir pour former le fromage entier)
Le Mont d’or (ou vacherin franc-comtois) : il doit sa fabrication aux baisses de production de lait frais durant l'hiver.
La cancoillotte : spécialité fromagère presque liquide, faite à base de lait cru, écrémé et caillé, affinée et fondue avec de l'eau, du sel, du beurre et des aromates.
Parc naturel régional du Haut-Jura
Création : créé en 1986.
Situation : sur les départements du Jura, du Doubs et de l’Ain avec 122 communes sur une superficie de 178 000 hectares. Le parc occupe la partie la plus accidentée du massif jurassien.
Histoire : la région que César dans la Guerre des Gaules appelait la « montagne boisée » doit son nom aux Joux qui la recouvrent de sombres forêts aux dégradés bleutés. On y rencontre surtout des forêts de feuillus (chêne, charme, hêtre), des saulaies, des aulnaies, mais aussi des épicéas, des sapins et des érables.
Foncine-le-Bas (190 hab.)
Cascade du Bief de la Ruine
Situation : Chute d'eau d'une hauteur totale de 110 m située sur le ruisseau du Bief de la Ruine, affluent rive droite de la Saine. Dans le nord du Parc naturel régional du Haut-Jura.
Caractéristiques : Elle est composée d'une dizaine de sauts successifs d'une longueur totale de 350 m avec un dénivelé de 110 m.
Syam (200 hab.)
Villa palladienne de Syam (ou château de Syam)
Fondation : construite au XIXe siècle.
Style : palladianisme.
Histoire : édifiée en 1818 pour Jean-Emmanuel Jobez (1775-1828), député du Jura durant les Cent-Jours (période comprise entre le 1er mars 1815 et le 7 juillet 1815) maître des forges et maire de Morez, la villa est construite dans l’esprit des belles villas italiennes du XVIe siècle élaborées par Andrea Palladio (1508-1580).
Caractéristiques : sur un plan carré, péristyle de 8 colonnes et 3 balcons circulaires, tel un théâtre, elle présente une rotonde haute de 16 m, coiffée d'une coupole. L’architecte parisien Louis Feine, qui fut chargé de la 1ère campagne de restauration et de modernisation, s'attacha à respecter l'esprit des lieux et le caractère néo-classique de l'édifice. Ensemble très cohérent de mobilier empire et restauration d’époque, une collection unique de papiers peints et panoramiques aux signatures prestigieuses : Zuber, Joseph Dufour (1754-1825). Grâce aux efforts des actuels propriétaires, la remarquable bibliothèque de la Villa palladienne se reconstitue petit à petit. À l’époque de sa construction, au deuxième étage de la demeure, Jean-Emmanuel Jobez disposait en effet d’une somptueuse bibliothèque : 24 m de long, jusqu’à 36 000 ouvrages.
Destination actuelle : des expositions et concerts y sont régulièrement organisés. Les anciennes écuries accueillent diverses manifestations. Domaine privé, la villa palladienne accueille également des chambres d’hôtes.
La petite histoire : lumineuse, elle sut se faire aimer et connut un XIXe siècle brillant et serein. Préservée et maintenue en état par les descendants de Sadi Carnot (1837-1894), président de la République (1887-1894), elle a été convoitée par les pouvoirs publics puis vendue en 2001 aux actuels propriétaires.
Classement : classée Monument Historique en 1994.
Champagnole (8 000 hab.)
En 2024, la septième étape du Tour de France Femmes s’était élancée de Champagnole en direction du Grand Bornand, où Justine Ghekiere l’avait emporté devant Maeva Squiban et Demi Vollering. Cette victoire avait notamment permis à la coureuse belge de remporter le maillot à pois de cette édition.
Au pied du Mont Rivel, Champagnole est un fief du ski de fond d’où est notamment originaire le Français le plus médaille aux Jeux olympiques, Quentin Fillon-Maillet. Le biathlète de 33 ans a remporté neuf médailles aux Jeux d’hiver, dont cinq titres, deux à Pékin en 2022 et trois à Milan-Cortina en 2026. Sont également natifs de Champagnole des champions comme Hervé Balland, Sylvain Guillaume, mais aussi le footballeur Grégory Pujol ou l’ancien international de rugby Alain Carminati.
La ville a également accueilli à deux reprises le Tour de France, en 1937 (victoire de Sylvère Maes) et en 2020, lorsque le Danois Soren Kragh Andersen s’y était imposé en solitaire.
Vannoz (220 hab.)
Château de Vannoz
Construction : XVIIe siècle.
Histoire : le château-fort de Vannoz (dit le château de la Motte) a été brûlé par les Français en 1637 lors de Guerre de Dix Ans puis reconstruit et transformé en château de résidence par le baron du Pin en 1679 avec la création d'un beau jardin en terrasses. Les aménagements ont été poursuivis par les successeurs.
Caractéristiques : le château conserve une tour rectangulaire tournée vers l'extérieur, une tour polygonale dans la cour intérieure et des bâtiments d'un étage aux toits pentus couverts de petites tuiles. On a restauré près de la porte d'entrée du bâtiment principal des armoiries et un bas-relief en pierre représentant saint Georges.
Destination : Le château de Vannoz a été acheté pour sa mère par Étienne Lamy, homme politique et académicien originaire du proche village de Cize. Étienne Lamy a légué à sa mort en 1919 son château de Vannoz pour y établir une maison de retraite pour les prêtres du diocèse de Saint-Claude.
Arbois 3 300 hab.)
Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d'atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture et une activité touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie. Patrie des célèbres vins d’Arbois, connus dès l’Antiquité, elle produit sur son terroir quelques-uns des meilleurs vins du Jura comme le vin jaune et le vin de paille. Le Musée du vin du château Pécauld rend hommage à cette vocation. Le château Bontemps et l’église Saint-Just sont les autres monuments plus marquants de la ville, avec la maison où grandit, vécut et travailla Louis Pasteur.
Arbois fut sur le Tour de France 1963 la ville départ d’un contre-la-montre de 54,5 km remporté à Besançon par Jacques Anquetil. La ville a également accueilli trois arrivées du Tour de l’Avenir entre 2011 et 2015.
Maison de Louis Pasteur
Histoire : en 1827, Louis Pasteur, natif de Dole, arrive à cinq ans avec ses parents dans cette maison au bord de la Cuisance, où son père installe sa tannerie. Le futur scientifique, chimiste, physicien (de formation), pionnier de la microbiologie y passa ses jeunes années jusqu’à l’âge de 17 ans. Il s’est fait connaître à cette époque (on le sait moins) pour ses talents de peintre. Cette maison, dont il hérita en 1865, a été son havre de paix pour retrouver ses amis viticulteurs et son petit laboratoire (étude de la fermentation des vins, mise au point de la pasteurisation)
Destination actuelle : aujourd'hui, c’est un musée consacré à sa mémoire, abritant notamment son laboratoire, labellisée Maisons des Illustres. Elle est la propriété de la fondation de l'Académie des sciences.
La petite histoire : elle a été choisie comme l'un des 18 sites emblématiques retenus pour le loto du patrimoine en 2021
Classement : classée Monument Historique en 1937.
Les vins jurassiens et franc-comtois
On déguste avant tout du vin blanc, avec les cépages chardonnay et savagnin, ou le rouge avec ceux du poulsard, du trousseau, du pinot noir.
. Mais aussi le vin jaune, avec un seul cépage, le savagnin. Après une fermentation lente, ce vin est placé en fût de chêne, où il reste pendant au moins six ans. Commercialisé dans une bouteille spéciale, le clavelin, d'une contenance de 62 cl (c'est ce qu'il reste d'un litre de vin au bout de 6 années).
. Le vin de paille, élaboré à partir de raisins passerillés : après les vendanges, les raisins sont, soit laissés sur un lit de paille ou sur des claies, soit suspendus dans un local aéré, pendant 2 à 3 mois. Après une fermentation très lente, il vieillit ensuite pendant trois ans en fût.
. Le macvin : vin de liqueur obtenu par assemblage de jus de raisins et de vieux marc du Jura. Il doit vieillir ensuite 18 mois en fûts de chêne.
. Le marc du Jura : eau-de-vie d'une grande finesse. Son vieillissement en fûts de chêne lui confère un belle couleur jaune paille.
Forêt domaniale des Moidons
Dans ces bois moussus et agréables, entre Arbois et Champagnole, 234 sépultures préhistoriques ont été découvertes. Ces tumuli, des monticules de pierres ou de terre que nos ancêtres élevaient au-dessus des tombes, forment l’un des plus beaux ensembles funéraires de l’Est de la France. Certaines de ces nécropoles datent du XVIIIe siècle avant J-C.