Stephen Roche émergeant du brouillard pour s’imposer en solitaire dans la 16e étape du Tour de France 1992 sur les hauteurs de La Bourboule : l’image avait imprimé les mémoires. Depuis, la cité thermale s’est contentée d’un sprint intermédiaire de la Grande Boucle, en 2008, sur la route d’Aigurande à Super-Besse, Benoît Vaugrenard y devançant alors un petit groupe d’échappés. Elle avait entretemps accueilli une arrivée du Tour du Limousin, en 2005, pour un succès de Samuel Dumoulin.

  • Commune du Puy-de-Dôme (63)
  • Habitants : 1 750 (Bourbouliennes et Bourbouliens), 9 600 dans la Communauté de communes du Massif du Sancy, 664 500 dans le Puy-de-Dôme
  • villedelabourboule.fr • puy-de-dome.fr

LA BOURBOULE ET LE CYCLISME

La Bourboule conserve certainement une valeur particulière pour Stephen Roche puisque c’est dans la station thermale auvergnate que le vainqueur du Tour et champion du monde 1987 a remporté son dernier succès professionnel. C’était comme il se doit sur les routes du Tour de France en 1992, dans une étape de moyenne montagne partie de Saint-Étienne. L’Irlandais avait alors démontré qu’il conservait de beaux restes en prenant la fuite dans le Col de la Croix-Morand célébré par le chanteur Jean-Louis Murat (natif de la Bourboule) avant de s’imposer en solitaire avec près d’une minute d’avance sur ses premiers poursuivants. Stpehen Roche avait terminé son avant-dernier Tour de France à la 9e place.


À VOIR :

Pâtisserie Rozier

Construction : 1920.
Caractéristiques : l'architecte clermontois Louis Jarrier, qui a laissé une œuvre importante dans les stations thermales d'Auvergne, en a conçu le décor de style art déco. Celui de la façade, réalisé par les mosaïstes Gentil et Bourdet, associe dans une composition harmonieuse et animée les thèmes de l'eau et du floral. A l’intérieur, les décors de papier peint et lambris en mosaïque renferment un remarquable ensemble de vitrines néo-Louis XVI Très inspirée par le style art déco, la composition est harmonieuse et animée. Diversité des dessins, mais aussi des couleurs et des matériaux (tesselles traditionnelles, pièces à surface brillante ou mate).
Histoire : La famille Rozier, exploitante d'une pâtisserie à La Bourboule, achète en 1904 un immeuble et dénommé Thé du Boulevard. Après la première Guerre mondiale, fin 1919, il a été démoli pour être reconstruit sur deux niveaux sous le nom Maison Rozier, à usage de pâtisserie-salon de thé dansant. L'ensemble de ce projet, réalisé en 1920, est dû à l'architecte clermontois Louis Jarrier, en collaboration avec les mosaïstes Alphonse Gentil et François Bourdet de Boulogne-Billancourt. Cette pâtisserie semble avoir eu un grand succès jusque dans les années 1930. En 1956, l'immeuble a fait l'objet d'une division et n’a connu aucuns travaux d'entretien depuis. Depuis sa fermeture en 2006, l’édifice n’a cessé de se dégrader jusqu’à sa restauration en 2023 à l’instigation des collectivités locales et de la Fondation du patrimoine.
Destination actuelle : la Maison Rozier a bénéficié d'une restauration complète entre 2020 et 2023. Son mobilier néo-Louis XVI, composé de 14 pièces, est également classé depuis 2018 et a été restauré par l’Atelier Philippe Allemand, connu pour avoir travaillé sur le train de l’Orient Express. ​Aujourd'hui, la Maison Rozier abrite la Maison des Fromages AOP d’Auvergne, où la fromagerie Subirana propose les cinq fromages AOP auvergnats : Cantal, Salers, Saint-Nectaire, Bleu d’Auvergne et Fourme d’Ambert. ​
Classement : inscrite Monument historique en 2001.

Casino Chardon

Construction : XIXe et XXe siècle.
Histoire : le casino Chardon– du nom de son propriétaire –, fut construit en deux étapes. En 1892, l'architecte Emile Camut édifia, pour remplacer un bâtiment en bois, la partie est, qui est la partie centrale visible actuellement, flanquée sur sa droite d'un seul corps de bâtiment. Racheté par la ville en 1910, le casino est loué à une société qui s'engage à faire des agrandissements. Des restaurations sont effectuées en 1913, mais l'extension du bâtiment, côté ouest, ne se fait qu'à partir de 1928. L'architecte parisien Georges Vimort, déjà auteur de transformations sur le bâtiment en 1925, signe le projet, qui conserve la composition du premier bâtiment et complète la symétrie, mais crée des espaces intérieurs dans le style Art Déco. Outre l'escalier d'honneur du grand hall, reconstruit probablement dans les années 1960, cette partie ouest du casino a été rénovée et réaménagée entre 1987 et 1995, pour permettre l'accueil de congrès.
Classement : inscrit Monument historique en 2016.

Grands Thermes

Ouverture : 1877
Histoire : les Grands Thermes, reconnaissables à leurs étonnantes coupoles orientales, furent commandés en 1876 par la Compagnie des Eaux Minérales de La Bourboule à l'architecte Agis-Léon Ledru. Il était important que l'architecture soit vue et qu'elle se distingue : symbole de prospérité et transport de l'imaginaire. Sitôt arrivé à la station, le dépaysement devait être total. Par l'évocation d'une Byzance perchée sur les hauteurs du paysage auvergnat, le séjour promettait d'être somptueux avec sa part de rêve et d'exotisme. Les Grands Thermes ont fait l’objet d’une rénovation complète entre 2023 et 2025.
Caractéristiques : les Grands Thermes de La Bourboule sont spécialisés dans les cures thermales en Voies Respiratoires, Dermatologie, Affections des Muqueuses Buccco-linguales, Troubles du Développement de l’Enfant et cure post-cancer cicatrisation de l'épiderme.

Thermes de Choussy

Construction : XVe et XIXe siècles.
Histoire : ils sont situés à l'emplacement des Thermes historiques de la Bourboule, dont la première construction datait de 1463 ; une reproduction de 2005 du bail, en latin, cédant l'exploitation « des hospices » de la Bourboule est représentée sur la buvette en pierre de lave située dans le hall principal des Thermes de Choussy. Le bâtiment actuel présente une architecture particulière pour un établissement thermal se composant de deux parties principales : une première, très ancienne faite de reconstructions successives au fil du temps (1463, 1810, 1828, 1862) et une partie plus récente datant de 1964 dont l'architecture est due à un élève de Le Corbusier. Une partie des Thermes Choussy a été utilisée à partir de 1860 en tant que laboratoire d'embouteillage de l'eau thermale à destination des pharmacies françaises et européennes. Cette activité importante à l'époque a perduré jusqu'en 1940.
Destination actuelle : Les Thermes de Choussy ont fermé en 2016 et ont été rachetés en 2023 par la mairie de la Bourboule, qui étudie les différentes possibilités de leur offrir un avenir.

Église Saint-Joseph

Construction : XIXe siècle.
Histoire : l’église Saint-Joseph, édifiée entre 1885 et 1888, incarne l’essor de La Bourboule en tant que station thermale au XIXᵉ siècle. Conçue par l’architecte Gardin, alors maire de la commune, elle s’inspire de la basilique d’Orcival et adopte un style néoroman auvergnat. Construite en lave blanche et matériaux volcaniques, l’édifice reflète l’architecture traditionnelle de la région.​
Caractéristiques : l’intérieur de l’église est remarquable pour ses 20 chapiteaux sculptés en 1941 par Henri Charlier. Ces œuvres, réalisées en taille directe, illustrent des scènes de la vie de saint Joseph, telles que son mariage avec Marie et l’annonciation de l’ange. Ces chapiteaux apportent une dimension artistique unique à l’édifice.
Note : L’église Saint-Joseph est ouverte toute l’année, offrant aux visiteurs la possibilité de découvrir son architecture et son histoire. Elle est également un lieu de culte actif.

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