La ville de Florian Rousseau (le pistard aux 13titres olympiques et mondiaux dans les disciplines de vitesse) et Pierre Rolland (meilleur jeune du Tour 2011 et vainqueur à l’Alpe d’Huez et La Toussuire), reçoit souvent les coureurs de Paris-Nice. Le Tour de France y donne régulièrement des départs mais les dernières arrivées jugées à Orléans remontent à 1974 : Eddy Merckx et Michel Pollentier s’y étaient partagé deux demi-étapes, la veille du cinquième sacre du Cannibale à Paris.

  • Chef-lieu du département du Loiret (45)
  • Habitants : 117 000 (Orléanaises et Orléanais), 298 000 dans Orléans Métropole, 692 000 dans le Loiret
  • orleans.fr

ORLÉANS ET LE CYCLISME

Orléans a accueilli le Tour de France à six reprises entre 1964 et 2001, où la ville avait été le départ d’une étape vers Évry enlevée par Erik Zabel. Pour la dernière arrivée en ville, en 1974, Eddy Merckx avait fait… du Merckx. Il était sorti à 12 km de l’arrivée de la demi-étape du matin pour s’imposer en solitaire. Mais le cannibale avait peut-être eu les yeux plus gros que le ventre puisque, l’après-midi, il avait été battu de dix secondes dans un contre-la-montre de 37,5 km par Michel Pollentier. En 1964, Jean Stablinski avait dominé la première arrivée en ville avec le maillot de champion de Franc sur le dos. Deux ans plus tard, c’est un autre Français, Pierre Beuffeuil, qui l’avait emporté au terme d’une échappée de 206 km.

Le plus célèbre des cyclistes nés à Orléans n’a jamais disputé le Tour de France, et pour cause, c’est un pistard et l’un des meilleurs que la France ait produits : Florian Rousseau, triple champion olympique et vainqueur de dix titres mondiaux sur piste, dont trois en vitesse individuelle. Il est aujourd’hui chargé de la préparation olympique auprès de la Fédération française de cyclisme. Autres Orléanais de naissance : Patrice Esnault, vainqueur d’une étape de la Vuelta et crédité de cinq participations au Tour entre 1986 et 1993, ou Frédéric Garnier, qui prit part au Tour de France 1988. Jean Maréchal, vainqueur de Paris-Roubaix et de Paris-Tours en 1930, avant d’être déclassé de la Reine des classiques, est également né à Orléans, mais par hasard, ses parents ne faisant qu’y passer !

En 2024, Jasper Philipsen avait remporté à Saint-Amand-Montrond la 10e étape du Tour partie d’Orléans. À noter également la victoire de Fabio Jakobsen en ville lors de la deuxième étape de Paris-Nice en 2022.


À VOIR :

Cathédrale Sainte-Croix

Construction : 1601 à 1829.
Style : gothique, néo-gothique.
Caractéristiques : comptant parmi les cinq plus vastes cathédrales gothiques de France (140 m de long, 53 m de large avec une flèche culminant à 106 m), Sainte-Croix fut commencée en 1287 et officiellement inaugurée le 8 mai 1829. Les boiseries magnifiquement sculptées du chœur, les vitraux racontant l'histoire de Jeanne d'Arc comptent parmi ses « trésors », au même titre que les 11 chapelles du XIIIe richement dotées qui forment son chevet.
Histoire : Nommée ainsi en l’honneur des reliques de la Sainte Croix, sur laquelle Jésus-Christ, fils de Dieu, est mort pour nous ouvrir à la vie éternelle, la cathédrale gothique d’Orléans a connu presque six siècles de construction (1287-1829). La présence de ces reliques est certaine depuis le VIIe siècle, et possible depuis le IVe. Elle est cathédrale royale : Charles II « Le Chauve », Robert « Le Pieux » fils d'Hughes Capet et Louis VI « Le Gros » y furent sacrés rois de France. Sa longue construction fut toujours soutenue par les rois de France, notamment Henri IV et Louis XIV. Jeanne d’Arc vint prier à la Cathédrale le 8 mai 1429. Depuis, chaque 8 mai, une messe solennelle en son honneur y est célébrée pendant les fêtes multicentenaires de la délivrance d'Orléans par la Pucelle. Elle a été déclarée sainte le 16 mai 1920, en reconnaissance des actes dont elle a fait preuve pendant sa courte vie (19 ans). La cathédrale a été érigée en basilique en 1855. Ce titre honorifique est donné par le pape à une église où de nombreux fidèles viennent spécialement en pèlerinage pour prier.
Classement : classée Monument Historique en 1862.

Palais épiscopal

Construction : 1635 à 1541.
Style : classique.
Histoire : le palais a été construit entre 1635 et 1641. Son architecte n'est pas connu avec certitude, les noms de Jacques Lemercier et de Pierre Le Muet ont été avancés. Le corps de logis principal a été le premier construit, suivi des ailes, mais le reste du projet initial, plus ambitieux, n'a jamais été réalisé. Le portail monumental fermant la cour d'honneur n'a été réalisé qu'à la fin du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, les appartements privés de l'évêque d'Orléans occupaient le rez-de-chaussée. À la Révolution, le palais est divisé en plusieurs logements. Il abrite ensuite, de 1799 à 1804, le musée de la ville. À partir de 1805, il redevient, pour un siècle, la résidence officielle des évêques d'Orléans.
En 1919, le palais épiscopal est racheté par la ville d'Orléans et la bibliothèque municipale y est installée. La bibliothèque est transférée en 1994 dans une nouvelle médiathèque La municipalité décide alors de rénover le bâtiment pour y installer le Centre international universitaire pour la recherche de l'université d'Orléans, comprenant notamment une salle de soutenance des thèses ; inauguré en 2014.
Petite histoire : Napoléon Bonaparte et Adolphe Thiers font partie des célébrités ayant passé au moins une nuit dans le palais. L’écrivain Georges Bataille fut conservateur de la bibliothèque en 1951. Il y a écrit une importante partie de ses œuvres.
Destination actuelle : ce bâtiment, qui a servi jusqu'en 1905 de résidence aux évêques d'Orléans, accueille depuis 2014 le Centre international universitaire pour la recherche.
Classement : classée Monument Historique en 1912, 1928 et 1942

Campo Santo

Construction : XIIe siècle.
Style : roman.
Caractéristiques : le Campo Santo est un grand cloître enherbé et entouré de galeries situé à proximité de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans. Il sert actuellement à accueillir de grands événements de la ville d’Orléans.
Histoire : du XIIe jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, il fait office de cimetière car celui de Saint-Aignan est devenu insuffisant. Il est profané au XVIe siècle, durant les guerres de religion : les chapelles sont incendiées, les galeries latérales démolies et la grande croix centrale est détruite. En 1776, un décret royal interdit les cimetières dans les villes et les ossements sont déplacés en dehors des murs. Le Campo Santo sert alors de halle aux grains jusqu’en 1884, et plusieurs bâtiments seront élevés sous les arcades.
En 1970, l’Institut d’Arts Visuels est construit au niveau de la galerie sud et un parking est creusé en sous-sol sans que des fouilles aient eu lieu dans l’ancien cimetière.
Depuis, une des chapelles est affectée au culte orthodoxe et l’ensemble du cloître à divers événements culturels d’Orléans tels que le marché médiéval lors des fêtes johanniques qui ont lieu tous les ans. Il a aussi accueilli les soirées de clôture du Festival de jazz d'Orléans jusqu'en 2014.
Classement : classé Monument Historique en 1913.

Pavillon Colas des Francs

Construction : 1552.
Histoire : le pavillon a été construit vers 1552, en fond de parcelle de la maison achetée en 1546 par François Colas, seigneur des Francs, et composée de bâtiments organisés autour d'une cour et accolée à la porte Renard (entrée ouest de la ville). Il était situé au bout d'une aile sur cour aujourd'hui détruite. Ce comptoir était vraisemblablement destiné à accueillir les archives et le trésor de Colas des Francs. C'est un des rares édifices du quartier qui a échappé au bombardement de 1940. Sa construction est traditionnellement attribuée à Jacques Ier Androuet-Ducerceau, présent dans le Loiret à cette époque. Le pavillon a été restauré en 1965, lors de la création de la place de Gaulle.
Classement : classé Monument Historique en 1889.

Fêtes johanniques

Création : 1432
Caractéristiques : fondées pour célébrer le siège victorieux de la ville d’Orléans conduit en 1429 par Jeanne d’Arc. Elles sont présidées chaque année par une personnalité et par tradition par le président de la République l’année suivant son élection. Les fêtes suivent un rituel établi depuis 1855 et consistent principalement en un défilé dans les hauts lieux de la ville où Jeanne d’Arc est passée. Une jeune femme est choisie chaque année pour incarner cette dernière.
Classement : classées à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de France.

Hôtel des Créneaux

Construction : 1498-1518
Style : gothique et Renaissance.
Histoire et caractéristiques : situé au cœur de la ville médiévale, l'hôtel des Créneaux fut le premier hôtel de ville d'Orléans. A partir de la Révolution française, il devient le siège du Tribunal, puis de 1825 à 1981, il abrite le Musée des beaux-arts. Il héberge aujourd'hui une partie du conservatoire d'Orléans. Les corps de bâtiment sont édifiés en plusieurs étapes, pour l'essentiel de 1445 à 1513, tout d'abord à l'intérieur, contre le rempart primitif, puis à l'extérieur, sur des terrains nouvellement acquis.
La façade de la rue Sainte-Catherine date du XVIe siècle. D'un point de vue architectural, elle est remarquable par son alternance de styles gothique - illustré par les lucarnes couronnées de fleurons et les échauguettes - et Renaissance - auquel appartient par exemple la corniche ornée de coquilles. Le passage du saloir tient son nom du grenier à sel qui le borde. On y entreposait le sel, dont le négoce constituait un monopole municipal.
Classement : classé Monument Historique en 1840.

Hôtel Groslot

Construction : 1552
Style : Renaissance.
Histoire : cet hôtel particulier, appelé également Grande-Maison de l'Étape, Maison du Gouverneur ou encore l'Intendance fut l’Hôtel de ville d'Orléans et accueille aujourd’hui la célébration des mariages. Bâti sous l'impulsion de la famille Groslot, il accueille notamment les rois français François II et Charles IX ainsi que la régente Catherine de Médicis.
Caractéristiques : il possède une façade caractéristique en briques rouges disposées en losanges. Il se compose d'un bâtiment central accompagné de deux ailes de style Renaissance et d’un escalier à double volée. Au XVIe siècle, l’hôtel se limite à sa partie centrale. Ses deux ailes sont construites après son rachat par la municipalité. L’hôtel Groslot est composé de quatre salles principales : le salon d'honneur, l'ancienne salle du conseil municipal, l'ancien bureau du maire et la salle des mariages.
La décoration intérieure de style gothique troubadour est réalisée entre 1850 et 1854 sous la direction de l’architecte André Delton. On y trouve de nombreux souvenirs de Jeanne d'Arc, des toiles, des tapisseries d'Aubusson, des coffres en bois et d’autres meubles d’époque.
Signes particuliers : la statue de Jeanne d'Arc réalisée par la princesse Marie d’Orléans placée devant son perron date, quant à elle, du milieu du XIXe siècle. Elle porte encore les traces de balles reçues lors de la libération d'Orléans, en août 1944.
Classement : classé Monument Historique en 1846 et 1862.

Service inter-régional de traitement de l’information (SITI)

Le Service inter-régional de traitement de l’information (SITI), construit entre 1966 et 1969, par L’Atelier de Montrouge, est l’un des tout premiers bâtiments réalisés en France pour le traitement de l’information par ordinateur à une large échelle. EDF est l’une des entreprises pionnières en France de cette nouvelle technologie pour la facturation de ses abonnés. Un premier SITI est installé en 1965 à Issy-les-Moulineaux, conçu lui aussi par L’Atelier de Montrouge. Pour couvrir l’ensemble du territoire français, deux autres antennes sont prévues : l’une à Lyon, l’autre à Orléans, où est finalement installé le SITI n° 3.
Le programme prévoit l’installation d’ordinateurs IBM de type 370-155, le placement de 13 imprimantes et de 18 dérouleurs de bandes magnétiques permettant la facturation d’environ 9 millions d’abonnés, représentant l’impression de 100 000 factures par jour. Du fait de la lourdeur des machines et du stockage du papier, la structure du bâtiment devait être capable de recevoir des charges considérables tout en étant capable de s’adapter à l’évolution constante des systèmes bureautiques.
Abandonné en 2008 par EDF, le bâtiment est vandalisé puis racheté par des investisseurs pour créer 63 logements de prestige.
Classement : classé Monument Historique en 2016. Patrimoine du XXe siècle.

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