Préfecture de la Creuse
Population : 12 800 hab. (28 500 hab. dans la communauté d’agglomération du Grand Guéret)
Spécialités : creusois (gâteau), macarons, tréipaïs (gâteaux à la châtaigne), marchois, maupuy, chabrière (pâtisseries). Pâté aux pommes de terre.
Personnalités : Marcel Jouhandeau (écrivain), Fernand Maillaud (peintre), Madeleine Chapelle (épouse et muse d’Ingres), Danièle Gilbert (animatrice télé, a grandi à Guéret, Marc Durant (cyclisme).
Économie : les principaux employeurs de la ville sont l'hôpital, la mairie, les entreprises Sauthon Industries (création-décoration de chambres de bébés) et Amis (Groupe SIFCOR, production de pièces de voitures). Aéroport de Montluçon-Guéret.
Sport : ES Guéret (football). Rugby Club guérétois Creuse. Mad Jacques Stop (course en autostop).
Festivals : Hard Mess Festival (musique hardcore), Nuits d’Été. Furibondes (rencontres autour du planning familial).
Sites web : www.ville-gueret.fr, www.tourisme-creuse.com


Les Maçons de la Creuse

Au milieu du XVe siècle apparaît une migration originale, celle des paysans bâtisseurs du Limousin et notamment de la Creuse. Une population nombreuse, des terres peu fertiles et des propriétés morcelées obligent les hommes à une quête de revenus supplémentaires. Ils deviennent bâtisseurs et quittent leurs terres du printemps à Noël. Leur renommée dans les palais royaux est attestée dès le XVIIe siècle. Aux siècles suivants, le terme « limousin » se dérive en limousinage et limousinerie, qualifiant l’assemblage « de moellons montés à croisement de joints et calages, hourdés au mortier de terre ou de chaux ».
Des générations de Creusois : les Villedo, Bergeron, Tarrade et Mandonnet pour les plus célèbres, deviennent entrepreneurs ou maîtres d’œuvre des bâtiments du roi et construisent pour les nobles et le clergé des palais, châteaux, hôtels particuliers, fortifications, canaux, cathédrales et églises à Versailles, au Louvre, aux Tuileries, à Vaux-le-Vicomte. À la fin du XVIIIe siècle, le dixième de la population de la Marche et de la Combraille part sur les chantiers de France, soit 15 000 à 20 000 hommes, dont 3 000 à Paris.
Leurs conditions de travail sont rudes, ce qui fait écrire à Maurice Agulhon dans sa préface aux Mémoires de Léonard du maçon et député Martin Nadaud que le maçon creusois est « le premier modèle du travailleur immigré en France ». Dans la seconde moitié du XIXe siècle, ces conditions d’exclusion les poussent à s’instruire et à s’engager dans les luttes politiques et sociales. Le XIXe siècle connait l’apogée de cette migration. Chaque année, du printemps à Noël, 50 000 Limousins – dont 35 000 Creusois – soit deux hommes sur trois en âge de travailler, quittent leurs villages natals neuf mois sur douze pour rejoindre leurs chantiers. Paris et Lyon restent les destinations principales, mais des familles s’installent et font souche également jusqu’au plus profond des campagnes de provinces.

GUÉRET ET LE CYCLISME

Étape habituelle du Tour du Limousin, avec une trentaine de passages, Guéret a également accueilli le Tour de France messieurs en 2004, pour une arrivée au sprint dominée par Robbie McEwen devant Thor Hushovd et Stuart O’Grady. Thomas Voeckler portait alors le Maillot Jaune.
Une étape du Tour féminin en Limousin, conclue à Ussel, s’est également élancée de Guéret en 2009. La Belge Grace Verbeke, vainqueure du Tour des Flandres l’année suivante, s’y était imposée et avait également enlevé le classement final de l’épreuve. Elle est aujourd’hui directrice sportive chez Lotto Dstny.
Parmi les coureurs nés à Guéret, il faut mentionner Marc Durant, un boute-en-train du peloton qui participa à cinq Tours de France entre 1981 et 1985 comme équipier de Bernard Hinault puis de Jean-René Bernaudeau, terminant 30e en 1983. Vainqueur d’une étape du GP du Midi Libre en 1984, il termina également 9e de la Vuelta en 1982.
Guéret est également la ville natale de David Menut, spécialiste du cyclocross et ancien pro chez Auber93, du pionnier Charles Habert, qui participa aux Tours 1905 et 1906, et du jeune Baptiste Vadic, actuellement chez TotalEnergies.


À VOIR

Hôtel des Moneyroux
Construction : XVe siècle
Histoire : appelé aussi, à tort, château des comtes de la Marche, aucun comte n'ayant jamais résidé à Guéret, il fut construit en 1447 par Antoine Allard, seigneur de Moneyroux et trésorier du comté de la Marche. L'hôtel a sans doute été construit en partie sur le site d'un petit château-fort qui existait au XIe siècle. Vers la fin du XVe siècle, une tourelle hexagonale fut construite à l'angle nord, destinée à loger un escalier à vis. A la même époque, un nouveau corps de bâtiment, construit à l'équerre de l'ancien, vint agrandir l'hôtel. Entre 1510 et 1522, fut bâti sur la façade sud-est un avant-corps avec escalier. Au XVIIe siècle, l'hôtel fut agrandi vers le sud et vers l'ouest, dans les anciens fossés de la ville, par la construction des trois pièces adossées à une partie du corps de logis principal.
Signes particuliers : au premier étage se trouvent des peintures figurant des paysages de la région.
Destination actuelle : c'est aujourd'hui le siège du conseil départemental de la Creuse. On peut le visiter lors des journées du patrimoine.
Classement : classé Monument historique en 1941.

Présidial de Guéret
Construction : XVIIe siècle
Histoire : La partie Est de l'hôtel de ville est ce qui reste de l'édifice du XVIIe siècle qui servait de palais de justice au présidial et à la sénéchaussée de la Marche jusqu'à la Révolution, puis de palais de justice au tribunal et à la cour d'assises de la Creuse jusqu'en 1835.
Caractéristiques : la façade en retour d'équerre est bâtie en pierres de taille de granit, avec pilastres encadrant les ouvertures, un cartouche sculpté au-dessus d'une fenêtre, un bandeau et une torsade sculptée. Escalier en pierre à paliers avec doubleaux plein cintre. La salle du rez-de-chaussée de l'aile avançant en surélévation, a conservé une cheminée ancienne et son plafond à poutres apparentes. Le portail, sur la place du Marché, donnant accès au passage qui conduit au bâtiment, est orné de pilastres.
Classement : inscrit Monument historique en 1934.

Musée de la Sénatorerie
Depuis : son installation en 1905 dans l’hôtel de la Sénatorerie, bâtiment du XVIIIe siècle, le musée n’avait jamais bénéficié de travaux. Actuellement fermé, le musée est en cours d’agrandissement et de modernisation. Le bâtiment historique va être rénové et relié à un nouvel édifice en forme de cube, construit par le studio Basalt Architecture à la place d’un ancien couvent, détruit car trop coûteux à restaurer. La collection, riche de 17 000 œuvres, était à l'origine prévue pour être réinstallée en 2022, le musée devant rouvrir au public en 2023 ; finalement, les travaux ont pris du retard et les délais sont prolongés jusqu’en 2026.

Labyrinthe géant des Monts de Guéret
Description : Ce labyrinthe végétal permanent, créé en 1996 aux abords de la forêt de Chabrières, est l’un des plus grands en Europe. Des jeux de questions/réponses permettent de s’y perdre et d’y retrouver son chemin. Des parcours et animations sont prévues pour les enfants.

Parc des Loups de Chabrières
Description : Le parc animalier des monts de Guéret est un parc zoologique situé au lieu-dit Badant, sur le territoire des communes de Savennes, Guéret et Sainte-Feyre, dans le petit massif des monts de Guéret, au cœur de la forêt de Chabrières. Ouvert en 2001, il accueille une cinquantaine de loups en semi-liberté sur six enclos dont le plus grand atteint 19 300 m2. Il est géré par la Communauté d'agglomération du Grand Guéret.


À MANGER

Le Creusois
Description : Recette typique de Guéret, le gâteau creusois se doit d’être à la fois moelleux et fondant. Cette douceur à la recette simple en apparence, puisque réalisée à base de farine, de sucre, de blancs d’œufs et de noisettes, demande un tour de main particulier. Son secret ? Le croquant d’éclats de noisettes parfaitement grillés.

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