GEVREY-CHAMBERTIN ET LE CYCLISME
C’est Gevrey-Chambertin, en 2024, que Remco Evenepoel, fidèle au rendez-vous qu’il s’était fixé, a enlevé haut la main sa première étape du Tour de France dans un contre-la-montre de 25,3 km parti de Nuit-Saints-Georges. A 52,58 km/h de moyenne, le champion du monde en titre n’avait pourtant dominé Tadej Pogacar que de 12”. Le Slovène, en repoussant son compatriote Primoz Roglic à 22” et surtout Jonas Vingegaard à 25”, marquait une domination qui n’allait jamais se démentir dans cette édition.
La célèbre appellation de Bourgogne n’était pas la première ville viticole de Côte d’Or à lever son verre à la plus grande course cycliste au monde. Nuits-Saint-Georges en 2017, Santenay en 1988 et Pouilly-en Auxois en 1975, l’avaient précédée.
À VOIR :
Route des Grands Crus
- Création : 1937
- Caractéristiques : la route des Grands Crus est une route touristique de France qui traverse la partie la plus prestigieuse du vignoble de Bourgogne soit trente-huit villages viticoles pittoresques des Côte de Nuits et Côte de Beaune, entre Dijon et Santenay, sur une longueur de 60 kilomètres.
- Histoire : créée en 1937, elle marque les débuts de l'œnotourisme.
- Signe particulier : elle est surnommée les Champs-Élysées de la Bourgogne.
Château de Gevrey-Chambertin
- Construction : XIe au XIIIe siècle.
- Style : château fort.
- Histoire : le château, fortement remanié dans la deuxième moitié du XIIIe siècle était, à l’époque de saint Bernard (1090-1153) un prieuré de l’Abbaye de Cluny. L'évêque d'Auxerre Hugues de Chalon et sa sœur Maheldis de Semur, tous deux héritiers du comté de Chalon font don de la Curtis au monastère de Cluny. Les deux abbés de Cluny donnent la forme définitive au château entre 1257 et 1275. Il est ensuite vendu comme bien national à la Révolution française, en 1791. Il est aujourd’hui la propriété d’un investisseur chinois, propriétaire de cercles de jeux à Macao.
- Caractéristiques : le château était à la fin de sa construction un vaste rectangle entouré de fossés, avec, au sud-ouest, une porterie (pont dormant et pont-levis) flanquée de deux tours carrées. Au sud-est, une grosse tour carrée, au nord-est, une petite tour ronde en cul-de-lampe surmontée d’un colombier et au nord-ouest, une tour surmontée d’une galerie. Une muraille avec chemin de ronde permettait le passage d’une tour à l’autre. Les guerres, les pillages, les incendies et le temps ont transformé la forteresse, qui n’a conservé des bâtiments d’origine que la porterie, la grosse tour et le corps d’habitation jouxtant la porterie.
- Signe particulier : le château, qui est aussi un domaine viticole acquis pour 8 millions d’euros en 2012, n’est pas ouvert à la visite.
- Classement : Monument historique depuis 1993.
Église Saint-Aignan
- Construction : XIIIe au XVe siècle.
- Style : roman et gothique.
- Histoire : l’édifice actuel a été construit sur la base d’un édifice plus ancien et date principalement de la fin du XIIIe siècle. Il a probablement connu des épisodes complémentaires aux XIVe et XVe siècles. La paroisse dépend alors du diocèse de Langres, et passe ensuite sous l’autorité du diocèse de Dijon lors de la création de ce dernier en 1731. L’église est relativement épargnée pendant la Révolution française. Différentes campagnes de restauration ont lieu au XIXe, au début et à la fin du XXe siècles.
- Caractéristiques : sur un plan de type basilical, l’édifice comprend un chœur doté de stalles en bois, une nef à quatre travées dans le prolongement du chœur, un transept sur les deux côtés nord et sud, au niveau de la première travée de la nef, un collatéral du côté nord, un clocher, et une sacristie. Il subsiste quelques éléments de style roman.
- Signes particuliers : les deux angles du chevet du chœur accueillent les statues en pierre de saint Aignan et saint Nicolas.
- Classement : Monument Historique depuis 1932.
Réserve naturelle nationale de la combe Lavaux-Jean Roland
La réserve naturelle se trouve dans la côte dijonnaise, bordure calcaire de la plaine de Saône, sur les communes de Gevrey-Chambertin et Brochon. La combe Lavaux présente l’aspect d’un cirque rocheux abrupt en haut duquel se détachent de gigantesques monolithes et dont les éboulis sont couverts d’une végétation forestière et de buis. La réserve naturelle inclut le bois des Grandes Moissonières, la combe Saint Martin, le Plain des Essoyottes, la combe Chaudron, la Grande Bossière, la combe du Moine, les friches et la combe de Brochon. La réserve naturelle doit son nom au naturaliste d’origine dijonnaise qui a été de 1992 à 2004 le directeur de l'association devenue depuis « Réserves naturelles de France ».

