MONTBRISON ET LE CYCLISME

Contrairement à Saint-Etienne, préfecture de la Loire, et à Roanne, l’autre sous-préfecture du département, Montbrison n’a jamais reçu le Tour de France messieurs, mais a servi de rampe de lancement à deux étapes du Critérium du Dauphiné. En 2022, un chrono de 31,9 km jusqu’à la Bâtie d’Urfé avait permis à Filippo Ganna de s’imposer d’un cheveu (deux secondes) devant Wout Van Aert, Ethan Hayter prenant la 3e place à 17”. Le Belge avait cependant conservé le maillot de leader qu’il allait conforter le lendemain en s’imposant au sprint à Chaintré.

En 2018, toujours dans le Dauphiné, Pascal Ackerman avait réglé le sprint de peloton à Belleville-en-Baujolais devant Edvald Boassson-Hagen et Daryl Impey.

Une légende du cyclisme français, natif de Saint-Marcellin-en-Forez, à 17 km, est mort en 1980 à Montbrison, où il résidait : Benoît Faure, surnommé « la Souris » par Henri Desgrange, a participé à sept Tours de France et terminé 8e en 1930. Il avait remporté une étape en 1929. Sa carrière s’est étalée sur un quart de siècle entre 1925 et 1951.


À VOIR :

Salle des États du Forez (La Diana)

  • Construction : XIIIe et XIXe siècles.
  • Histoire : construite à la fin du XIIIe siècle pour accueillir les grandes occasions des comtes du Forez, la salle La Diana dépendait du chapitre de la collégiale Notre-Dame d’Espérance. À la Révolution, elle devint une auberge avant d’être vendue à la ville dans les années 1860. Elle est alors restaurée avec soin et accueille la Société historique du Forez, qui joue un rôle important dans la conservation du patrimoine forézien. Elle est propriétaire des plusieurs monuments historiques comme le château renaissance de la Bastie d’Urfé et la forteresse médiévale de Couzan. Sa bibliothèque est riche de 30 000 ouvrages et de près de 2 000 000 pièces d’archives.
  • Caractéristiques : la Diana est une salle héraldique de la fin du XIIIe siècle, restaurée entre 1862 et 1866. La salle est située au chevet de l’église Notre-Dame d’Espérance, dans l’ancien cloître Notre-Dame, ensemble formé par la collégiale et les maisons de chanoines. La salle mesure 19,45 m de long sur 8,40 m de large. Lors de la restauration, des fenêtres néogothiques en pierre ont été percées sur les façades Est et Ouest. La façade Ouest est ornée des armoiries du second Empire, de la ville de Montbrison, des comtes de Forez, des ducs de Bourbon et de sculptures (clochetons, lévriers, chapiteaux à tête humaine). La voûte est revêtue d’un lambris de bois. De longs ais de bois divisent cette voûte en 48 bandes ; sur chacune est peint un écusson se répétant 36 fois, ce qui donne un total impressionnant de 1728 compartiments. Tout autour de la salle, à la naissance des voûtes, court une frise ornée d’animaux fantastiques et d’écussons, au nombre de 242. Ils représentent, à l’exception des armes du roi de France et de son épouse Jeanne de Navarre, les blasons de familles alliées ou amies des comtes de Forez.
  • Signe particulier : plusieurs hypothèses ont été émises pour la construction de cette salle, la plus répandue est celle du mariage de mariage du comte Jean Ier de Forez et d’Alix de Viennois en 1296. Les matériaux de construction (pisé et bois) semblent confirmer la nécessité d’une construction faite rapidement.
  • La petite histoire : le roi François 1er fut reçu dans cette salle en 1536, en tant que nouveau comte de Forez : il avait confisqué en 1527 du Connétable de Bourbon. François Ier donna l’usage de la salle de la Diana au chapitre de la collégiale Notre-Dame. Ce serait l’origine du nom Diana, ou du mot local Doyennat. On y intronisait les nouveaux chanoines.
  • Classement : classée Monument historique en 1875.

Église collégiale Notre-Dame d’Espérance

  • Construction : XIIIe, XVe et XVIe siècles.
  • Histoire : en 1223, le comte de Forez Guy IV fonde, sur la rive droite du Vizézy, une église collégiale. Le chantier débute en 1225 ou 1226. L'édification de l'abside, du chœur et de ses collatéraux est suivie par la construction de la première travée de nef, achevée avant 1236. Le chantier subit alors un arrêt assez long et les travaux reprennent entre la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe. La Guerre de Cent ans entraîne un nouvel arrêt. Un clocher provisoire est détruit par un incendie en 1442. Le gros-œuvre, achevé au XVIe siècle (sauf le clocher sud), n'a pas été notablement modifié par suite. À la Révolution, l'église est désaffectée et son mobilier est détruit. Elle sert de caserne, puis de lieu de réunions ou fêtes républicaines. L'ancienne collégiale est classée dès 1840. Elle est restaurée tout au long du XIXe siècle et dotée d'un riche mobilier à partir des années 1840. Elle est à nouveau restaurée à la fin du XXe siècle et au début du XXIe.
  • Caractéristiques : la collégiale a un plan allongé sans transept débordant. L'abside polygonale fait saillie sur le chœur flanqué de collatéraux mis en communication par des passages murés. L'élévation est à deux niveaux : grandes lancettes puis fenêtres à deux lancettes et un trèfle sur un haut mur nu. La première travée est plus large et plus haute (20 m sous voûte) que le chœur, construit plus tard.
  • Classement : classée Monument historique en 1840.

Moingt

Moingt est une ancienne commune qui a fusionné avec Montbrison en 1973. Ancienne station thermale gallo-romaine, Aquae Segetae, elle a conservé plusieurs vestiges de bâtiments de cette époque : les anciens thermes romains dans le Clos Sainte-Eugénie, et le théâtre romain. On peut voir l'église Saint-Julien-d'Antioche, construite au XIe siècle et reconstruite partiellement au XVe siècle, avec son clocher roman. De ses anciens remparts, il reste la tour de la Porte des Sarrasins.

Caserne de Vaux

  • Construction : 1731 à 1742.
  • Histoire : Pierre de Masso de la Ferrière, commandant les provinces de Lyonnais, Forez et Beaujolais et Pierre Poulletier, Intendant de Lyon, commanditent la caserne de Vaux après une décision du Conseil d'État ordonnant la construction de deux casernes, l'une à Roanne, l'autre à Montbrison. Les plans sont dressés en 1729 par André-Nicolas Deville, ingénieur du Roi et directeur des ponts et chaussées de la Généralité de Lyon.
  • Caractéristiques : la caserne était un vaste bâtiment rectangulaire symétrique à quatre pavillons d'angles, bordé sur les côtés de deux écuries parallèles et entouré d'un mur d'enceinte.
  • Classement : inscrite Monument historique en 1927.

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